QUINTILIANUS ( v. 40 -v. 100 )

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Soo is dan de verbeteringhe den eenighen wegh tot de volmaecktheyd; en ’t wordt niet sonder reden staende ghehouden, dat het penceel de Konste soo wel met het uytstrijcken als met het aenstrijcken dienst doet. De verbeteringhe, seght Quintilianus {Lib. X, Cap. 4}, bestaet in ’t toevoeghen, in ’t aftrecken, in ’t veranderen. Het toevoeghen en ’t aftrecken is nerghens nae soo moeyelick, dies plaght sich oock een slecht eenvoudigh oordeel daer in wel genoegh te quijten: ’t Vereyscht daerenteghen dubbelen arbeyd de swellende dinghen te neder te legghen, de sinckende dinghen op te heffen, de verwendelick uytweykende dinghen in te binden, d’onordentelicke dinghen in haere rechte plaetse te herstellen, d’onachtesaemelick verspreydende dinghen aen makander te verknoopen, d’overlustighe dinghen te bedwinghen; want wy moeten niet alleen verwerpen wat ons in ’t eerste wel bevel, maer wy moeten oock uytvinden wat ons van te vooren niet eens in den sin quam. Soo is het oock onghetwijffelt d’aller bequamste maniere van verbetering datmen d’eerste teykeningh voor ettelicken tijd aen d’eene sijde stellen, om ’t werck nae sulcken verpoosinghe wederom in de hand te nemen alsof het yet nieus en van een ander voordghebraght was: Andersins hebben wy te vreesen dat wy op onse versche inventie, als op een nieu gheboren vrucht, al te seer versot sullen blijven.

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Staet noch voorder aen te mercken dat de Konst-kenners door dese ghewoonte haerer ooghen niet alleen d’oorspronckelicke taferelen van de naemaelsels vaerdighlick leeren onderkennen; maer datse daer door met eenen oock d’oude wercken van de nieuwe sekerlick weten t’onderscheyden. Men vindt in d’oude stucken een sekere onnaevolghelicke authoriteyt ofte achtbaerheyd der Konste, seght Quintilianus {Lib. viii. Cap. 3.}, die de Schilderijen een sonderlicke aengenaemheyd plaght toe te brenghen.

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Van dien tijd af sach men de Konst daghelicks toenemen; soo datter in ’t ghelaet, in ’t gebaer, in de gantsche ghestaltenisse der Schilderyen een sekere Actie ofte bedrijvenskracht beghost uyt te blijcken. Daer en is gheen sonderlinghe bevalligheyd in een opgherecht lichaem te vinden, seght Quintilianus {Lib. ii. Cap. 13.}, het aenghesicht behoort naemelick t’onswaerd ghewendt te sijn, de armen nederwaerds hanghende, de beenen t’saemen ghevoeght, en het gantsche werck moet van boven tot beneden een onbeweghelicke stijvigheyd behouden. d’Ombuyginghe, ende om soo te spreken, het roersel gheven de naegeboetste dinghen een sekere Actie ofte bedrijf. Dus worden de handen niet altijd op eenerley wijse ghemaeckt, en ’t aenghesicht heeft duysend verscheydene vertooninghen. Eenighe lichaemen sijn ghestelt tot het loopen ende om eenigh ander gheweld te bewijsen: Eenighe sietmen sitten, eenighe nederligghen: Eenighe sijn moedernaeckt, eenighe ghekleedt, eenighe half naeckt en half ghekleedt. Wat isser doch soo verdraeyt ende bearbeyt als Myrons schijf-werper, die eertijds Discobolos wierd ghenaemt. Oversulcks plaghten oock dieghene, dien dit stuck werck niet wel aen en stond, gheoordeelt te worden gantsch gheen verstand van de Konst te hebben, ghemerckt yeder een bekent stond, dat de moeyelicke seldsaemheyd deses beelds den hoogsten lof verdiende. Gelijck wy dan sien dat het roersel een van de ghewighstighste punten is, diemen in dese Konst moet waernemen; soo en is het mijnes dunckens, niet swaer den ghebaenden wegh daertoe uyt te vinden. Wy behoeven maer alleen onse oogen op de nature te slaen, en haere voetstappen naerstighlick te volghen.

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Mais un autre eloge que Pline donne à Parrhasius, d’avoir le premier enrichy la peinture de la Symmetrie, ou de cette proportion que doivent avoir les parties entr’elles, & eu esgard à leur tout ; me donne un nouveau sujet de dire qu’il n’a point eu de semblables dans le dernier siecle, si nous n’attribuons cét honneur à Albert Durer, & à Michel-Ange Buonarotte. [...] Ils ont pourtant esté repris tous deux du mesme deffaut qu’on reprochoit à Demetrius, d’avoir negligé par trop de rendre leurs ouvrages agreables, pourveu qu’ils fussent fort semblables, ne se souciant que d’aller apres le naturel ; nam Demetrius tanquam nimius in eo reprehenditur, & fuit similitudinis quam pulchritudinis amantior.

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Wat het woord Analogie belanght, eenighe hebben ’t woord analogie, seght A. Gellius {Noct. Attic. Lib. ii. Cap.24.}, in ’t Latijn Proportie ghenaemt. Soo schijnt oock den gheleerden Quintilianus de selvighe benaeminghe niet quaed te vinden; die ’t woord Analogie nu onlanghs uyt het Griecksch in ’t Latijn hebben overgeset, seght hy {Lib. L. orat. instit. Cap.6.}, noemen ’t een Proportie. (...) Ten eynde dan dat wy ons selven niet al te langhe met een al te sinnelicke oversettinghe van dese dry woorden souden bekommeren, soo sullen wy ’t hier by laeten blijven, dit maer alleenlick daer by voeghende, dat de Schilder-konstenaers dese woorden Analogie ende Harmonie schijnen ontleent te hebben van die Proportie dewelcke by de Tel-konstenaers en de Singh-konstenaers wordt waerghenomen; want dese Analogie ofte Proportie en is anders niet dan een sekere ghetal-wet, nae welckers voorschrift de Konstenaers alle haere wercken aenstellen.

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Les grands Maîtres font donc des études plus longues que les Artisans ordinaires. Ils sont, si l'on veut, apprentifs durant un plus long-temps, parce qu'ils apprennent encore à un âge où les Artisans ordinaires sçavent déja le peu qu'ils sont capables de sçavoir. Que le titre d'apprentif n'épouvante personne, car il est des apprentifs qui valent déja mieux que des maîtres, bien que ces maîtres fassent moins de fautes qu'eux [...].

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Il est donc également important aux nobles Artisans, dont je parle, de connoître à quel genre de poësie & de peinture leurs talens les destinent, & de se borner au genre pour lequel ils sont nez propres. L'art ne sçauroit faire autre chose que de perfectionner l'aptitude ou le talent que nous avons apporté en naissant ; mais l'art ne sçauroit nous donner le talent que la nature nous a refusé. L'art ajoûte beaucoup aux talens naturels, mais c'est quand on étudie un art pour lequel on est né. [...] Tel Peintre demeure confondu dans la foule qui seroit au rang des Peintres illustres, s'il ne se fût point laissé entraîner par une émulation aveugle, qui lui a fait entreprendre de se rendre habile dans des genres de la Peinture, pour lesquels il n'étoit point né, & qui lui a fait négliger les genres de la peinture ausquels il étoit propre. Les ouvrages qu'il a tenté de faire sont, si l'on veut, d'une classe supérieure. Mais ne vaut-il pas mieux être un des premiers parmi les Païsagistes que le dernier des peintres d'histoire ? Ne vaut-il pas mieux être cité pour un des premiers faiseurs de portraits de son temps, que pour un miserable arrangeur de figures ignobles & estropiées.

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Il est donc également important aux nobles Artisans, dont je parle, de connoître à quel genre de poësie & de peinture leurs talens les destinent, & de se borner au genre pour lequel ils sont nez propres. L'art ne sçauroit faire autre chose que de perfectionner l'aptitude ou le talent que nous avons apporté en naissant ; mais l'art ne sçauroit nous donner le talent que la nature nous a refusé. L'art ajoûte beaucoup aux talens naturels, mais c'est quand on étudie un art pour lequel on est né. [...] Tel Peintre demeure confondu dans la foule qui seroit au rang des Peintres illustres, s'il ne se fût point laissé entraîner par une émulation aveugle, qui lui a fait entreprendre de se rendre habile dans des genres de la Peinture, pour lesquels il n'étoit point né, & qui lui a fait négliger les genres de la peinture ausquels il étoit propre. Les ouvrages qu'il a tenté de faire sont, si l'on veut, d'une classe supérieure. Mais ne vaut-il pas mieux être un des premiers parmi les Païsagistes que le dernier des peintres d'histoire ? Ne vaut-il pas mieux être cité pour un des premiers faiseurs de portraits de son temps, que pour un miserable arrangeur de figures ignobles & estropiées.

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Il est donc également important aux nobles Artisans, dont je parle, de connoître à quel genre de poësie & de peinture leurs talens les destinent, & de se borner au genre pour lequel ils sont nez propres. L'art ne sçauroit faire autre chose que de perfectionner l'aptitude ou le talent que nous avons apporté en naissant ; mais l'art ne sçauroit nous donner le talent que la nature nous a refusé. L'art ajoûte beaucoup aux talens naturels, mais c'est quand on étudie un art pour lequel on est né. [...] Tel Peintre demeure confondu dans la foule qui seroit au rang des Peintres illustres, s'il ne se fût point laissé entraîner par une émulation aveugle, qui lui a fait entreprendre de se rendre habile dans des genres de la Peinture, pour lesquels il n'étoit point né, & qui lui a fait négliger les genres de la peinture ausquels il étoit propre. Les ouvrages qu'il a tenté de faire sont, si l'on veut, d'une classe supérieure. Mais ne vaut-il pas mieux être un des premiers parmi les Païsagistes que le dernier des peintres d'histoire ? Ne vaut-il pas mieux être cité pour un des premiers faiseurs de portraits de son temps, que pour un miserable arrangeur de figures ignobles & estropiées.

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Les génies les plus heureux ne naissent pas de grands Artisans. Ils naissent seulement capables de le devenir. Ce n'est qu'à force de travail qu'ils s'élevent au point de perfection qu'ils peuvent atteindre.

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Les grands Maîtres font donc des études plus longues que les Artisans ordinaires. Ils sont, si l'on veut, apprentifs durant un plus long-temps, parce qu'ils apprennent encore à un âge où les Artisans ordinaires sçavent déja le peu qu'ils sont capables de sçavoir. Que le titre d'apprentif n'épouvante personne, car il est des apprentifs qui valent déja mieux que des maîtres, bien que ces maîtres fassent moins de fautes qu'eux [...].

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Dès que l'attrait principal de la Poësie & de la Peinture, dès que le pouvoir qu'elles ont pour nous émouvoir & pour nous plaire vient des imitations qu'elles sçavent faire des objets capables de nous interresser : la plus grande imprudence que le Peintre ou le Poëte puissent faire, c'est de prendre pour l'objet principal de leur imitation des choses que nous regarderions avec indifference dans la nature : c'est d'emploïer leur Art à nous représenter des actions qui ne s'attireroient qu'une attention médiocre si nous les voïions veritablement. Comment serons-nous touchez par la copie d'un original incapable de nous affecter ? Comment serons-nous attachez par un tableau qui représente un villageois passant son chemin en conduisant deux bêtes de somme, si l'action que ce tableau imite ne peut pas nous attacher ? [...] L'imitation ne sçauroit donc nous émouvoir quand la chose imitée n'est point capable de le faire. Les sujets que Teniers, Wowermans & les autres Peintres de ce genre ont représentez, n'auroient obtenu de nous qu'une attention très-legere. Il n'est rien dans l'action d'une fête de village ou dans les divertissemens ordinaires d'un corps de garde qui puisse nous émouvoir. Il s'ensuit donc que l'imitation de ces objets peut bien nous amuser durant quelques momens, qu'elle peut bien nous faire applaudir aux talens que l'ouvrier avoit pour l'imitation, mais elle ne sçauroit nous toucher.  

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Staet noch voorder aen te mercken dat de Konst-kenners door dese ghewoonte haerer ooghen niet alleen d’oorspronckelicke taferelen van de naemaelsels vaerdighlick leeren onderkennen; maer datse daer door met eenen oock d’oude wercken van de nieuwe sekerlick weten t’onderscheyden. Men vindt in d’oude stucken een sekere onnaevolghelicke authoriteyt ofte achtbaerheyd der Konste, seght Quintilianus {Lib. viii. Cap. 3.}, die de Schilderijen een sonderlicke aengenaemheyd plaght toe te brenghen.

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La beauté ne consiste point dans les parures, & dans les ornemens. Un peintre ne doit pas s’arrester aux petits ajustements, sur tout dans les sujets d’histoires, où il pretend representer quelque chose de grand & d’heroïque. Il y doit faire paroistre de la grandeur, de la force, & de la noblesse, mais rien de petit & de delicat, ny de trop recherché. Il est des ouvrages de Peinture, comme de ceux de Poësie. Il ne faut pas qu’il paroisse que l’ouvrier ait pris plus de plaisir à se satisfaire luy-mesme, & à faire connoistre le jeu de son esprit & la delicatesse de son pinceau qu’à considerer le merite de son sujet. Quintilien blame Ovide de cette trop grande délicatesse.

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Van dien tijd af sach men de Konst daghelicks toenemen; soo datter in ’t ghelaet, in ’t gebaer, in de gantsche ghestaltenisse der Schilderyen een sekere Actie ofte bedrijvenskracht beghost uyt te blijcken. Daer en is gheen sonderlinghe bevalligheyd in een opgherecht lichaem te vinden, seght Quintilianus {Lib. ii. Cap. 13.}, het aenghesicht behoort naemelick t’onswaerd ghewendt te sijn, de armen nederwaerds hanghende, de beenen t’saemen ghevoeght, en het gantsche werck moet van boven tot beneden een onbeweghelicke stijvigheyd behouden. d’Ombuyginghe, ende om soo te spreken, het roersel gheven de naegeboetste dinghen een sekere Actie ofte bedrijf. Dus worden de handen niet altijd op eenerley wijse ghemaeckt, en ’t aenghesicht heeft duysend verscheydene vertooninghen. Eenighe lichaemen sijn ghestelt tot het loopen ende om eenigh ander gheweld te bewijsen: Eenighe sietmen sitten, eenighe nederligghen: Eenighe sijn moedernaeckt, eenighe ghekleedt, eenighe half naeckt en half ghekleedt. Wat isser doch soo verdraeyt ende bearbeyt als Myrons schijf-werper, die eertijds Discobolos wierd ghenaemt. Oversulcks plaghten oock dieghene, dien dit stuck werck niet wel aen en stond, gheoordeelt te worden gantsch gheen verstand van de Konst te hebben, ghemerckt yeder een bekent stond, dat de moeyelicke seldsaemheyd deses beelds den hoogsten lof verdiende. Gelijck wy dan sien dat het roersel een van de ghewighstighste punten is, diemen in dese Konst moet waernemen; soo en is het mijnes dunckens, niet swaer den ghebaenden wegh daertoe uyt te vinden. Wy behoeven maer alleen onse oogen op de nature te slaen, en haere voetstappen naerstighlick te volghen.

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Van dien tijd af sach men de Konst daghelicks toenemen; soo datter in ’t ghelaet, in ’t gebaer, in de gantsche ghestaltenisse der Schilderyen een sekere Actie ofte bedrijvenskracht beghost uyt te blijcken. Daer en is gheen sonderlinghe bevalligheyd in een opgherecht lichaem te vinden, seght Quintilianus {Lib. ii. Cap. 13.}, het aenghesicht behoort naemelick t’onswaerd ghewendt te sijn, de armen nederwaerds hanghende, de beenen t’saemen ghevoeght, en het gantsche werck moet van boven tot beneden een onbeweghelicke stijvigheyd behouden. d’Ombuyginghe, ende om soo te spreken, het roersel gheven de naegeboetste dinghen een sekere Actie ofte bedrijf. Dus worden de handen niet altijd op eenerley wijse ghemaeckt, en ’t aenghesicht heeft duysend verscheydene vertooninghen. Eenighe lichaemen sijn ghestelt tot het loopen ende om eenigh ander gheweld te bewijsen: Eenighe sietmen sitten, eenighe nederligghen: Eenighe sijn moedernaeckt, eenighe ghekleedt, eenighe half naeckt en half ghekleedt. Wat isser doch soo verdraeyt ende bearbeyt als Myrons schijf-werper, die eertijds Discobolos wierd ghenaemt. Oversulcks plaghten oock dieghene, dien dit stuck werck niet wel aen en stond, gheoordeelt te worden gantsch gheen verstand van de Konst te hebben, ghemerckt yeder een bekent stond, dat de moeyelicke seldsaemheyd deses beelds den hoogsten lof verdiende. Gelijck wy dan sien dat het roersel een van de ghewighstighste punten is, diemen in dese Konst moet waernemen; soo en is het mijnes dunckens, niet swaer den ghebaenden wegh daertoe uyt te vinden. Wy behoeven maer alleen onse oogen op de nature te slaen, en haere voetstappen naerstighlick te volghen.

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Waer uyt het dan blijckt dat den Konstenaer maer alleen duydelick ende uytdruckelick wercken kan, de welcke de dinghen die hy ter handt treckt als teghenwoordigh aenschouwt. 't Welck meest van allen in de herts-tochten of te in de inwendighe beweginghen onses ghemoedts plaetse heeft; want overmidts de selvighe al te mets in de waerheyd bestaen, seght Quintilianus {lib. Xi cap. 3}, ende al te mets in de imitatie; soo is 't dat de waere beroeringhen naturelick uytbersten, maer ’t ontbreeckt hun aen de Konst; dies moetense oock door de leeringhe soo wat ghefatsoeneert worden. De gheimiteerde beroeringhen daer en teghen, ghelijckse de Konst hebben, soo ontbreeckt het hun aen de nature; en daerom is dit alhier 't voornaemste, dat men sich 't echt wel bewoghen vindt om de verbeeldinghen niet anders te vatten, als of het waerachtighe dinghen waeren daer mede wy ons selver besich houden.

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[...] so schijnt daer anders niet overigh te sijn, dan dat wy een weynigh souden overlegghen door wat middel dese Gratie te bekomen is. Het is wel waer dat wy de selvighe niet en durven aen enige sekere Konst-regulen verbinden, vermits Tullius en Quintilianus oordeelen dat sulcks t’eenemael onmogelick is, nochtans achten wy, dat, alhoewelmen dese Gratie voor gheen volmaecktheyd der blooter Konste magh houden, datse evenwel een vrucht der Konste is, voor soo vele sich de volmaeckte Konste besig hout ontrent het gene met onse nature aller best over een komt. Soo moeten dan de Konst ende nature dese bevallicheyt t’saementlick opmaecken, dies is het oock van noode dat wy de volmaecktheyd der Konste voorsichtighlick ontrent het gene soecken aen te legghen, daer toe wy van naturen allermeest sijn gheneghen. Ieder een die sich redelicker wijse op dese Konsten verstaet, soeckt altijd doende te sijn. Alhoewel het oversculcks waerschijnelick is dat sich een goedt Konstenaer wel, of ten minsten verdraeghelicker wijse, quijten sal in ’t gene hy ter hand treckt; nochtans is het seker dat hy de waere kracht deser bevalligheyd op ’t aller ghemackelickste sal treffen, wanneer hy d’uytnemenheyd sijner Konste niet en hangt aen soodaenige dinghen daer hy eenen afkeer van heeft, of die lof-hertighlick van hem begheert worden, maer liever aen soodaenighe dingen die een heymelicke ghemeynschap hebben met de bysondere toegheneyghtheyt sijner nature.

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Those who have most refined, and criticiz’d upon Technical notions, seem to distinguish what we commonly name Sculpture into three several Arts ; and, to attribute specifical differences to them all ; For there is, besides Sculptura (as it relates to Chalcography) Scalptura (so Diomedes) and Cælatura ; both which, according to Quintilian, differ from the first ratione materiæ.

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Les beaux effets de lumiere, & un éclat de jour que l’on voit au haut d’une montagne qui semble veritablement éclairée du Soleil ne paroistroient ny si vrays ny si agreables, s’il [ndr : Titien] n’eust  ménagé les couleurs les plus claires ; ou s’il les eust répanduës également dans tout son tableau. Aussi ce sont ces coups de maistre qui sont dans un ouvrage ce qu’on nomme le precieux ; il ne doit y avoir guere de ces richesses, & mesme comme bien souvent ce n’est pas une petite perfection à un Orateur de sçavoir supprimer beaucoup de choses. {Plin. lib 7. epist. 6.} […]

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61. [Veu que les plus belles choses ne se peuvent souvent exprimer faute de termes.] J’ay [ndr : Roger de Piles] appris de la bouche de Monsieur du Fresnoy, qu’il avoit plusieurs fois oüi dire au Guide, Qu’on ne pouvoit donner de Preceptes des plus belles choses, & que les connoissances en estoient si cachées, qu’il n’y avoit point de maniere de parler qui les pût découvrir. Cela revient assez à ce que dit Quint. {Declam. 19.} Les choses incroyables n'ont point de paroles pour estre exprimées, il y en a quelques-unes qui sont trop grandes & trop relevées, pour pouvoir estre comprises dans les discours des hommes. D'où vient que les Connoisseurs, quand ils admirent un beau Tableau, semblent y estre collez ; & quand ils en reviennent, vous diriez qu'ils auroient perdu l'usage de la parole. {Liv. 2. Sat. 7.} Pausiaca torpes insane Tabella. Dit Horace. {L. 10. Ep. 22} Et Symmachus dit, Que la grandeur de l'étonnement ne permet pas que l'on donne des loüanges & des applaudissemens. Les Italiens disent Opera da stupire, pour dire qu'une chose est fort belle. 

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61. [Veu que les plus belles choses ne se peuvent souvent exprimer faute de termes.] J’ay [ndr : Roger de Piles] appris de la bouche de Monsieur du Fresnoy, qu’il avoit plusieurs fois oüi dire au Guide, Qu’on ne pouvoit donner de Preceptes des plus belles choses, & que les connoissances en estoient si cachées, qu’il n’y avoit point de maniere de parler qui les pût découvrir. Cela revient assez à ce que dit Quint. {Declam. 19.} Les choses incroyables n'ont point de paroles pour estre exprimées, il y en a quelques-unes qui sont trop grandes & trop relevées, pour pouvoir estre comprises dans les discours des hommes. D'où vient que les Connoisseurs, quand ils admirent un beau Tableau, semblent y estre collez ; & quand ils en reviennent, vous diriez qu'ils auroient perdu l'usage de la parole. {Liv. 2. Sat. 7.} Pausiaca torpes insane Tabella. Dit Horace. {L. 10. Ep. 22} Et Symmachus dit, Que la grandeur de l'étonnement ne permet pas que l'on donne des loüanges & des applaudissemens. Les Italiens disent Opera da stupire, pour dire qu'une chose est fort belle. 

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’t Ghene yet anders ghelijckt, seght hy [NDR: Quintilianus] {Lib. x. Cap. 2.}, moet noodsaeckelick te kort schieten en meer bevalligheyd hebben dan die dinghen welckers ghelijckenis het schijnt te draegen. Want ghelijck de dinghen, die wy voor ons patroon aennemen, de nature selver ende een waere kracht in sich hebben; soo plaght allerley naevolghinge in ’t teghendeel maer alleen ghecontrefeyt te sijn en sich nae anderer dinghen gheleghenheyd te voeghen.

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{Opmerking over de Volg-Konst.} Staet oock noch voor af, aen te mercken datmen de Kinderen door de Konst van navolgingh of nabotsingh tot alles dat de Schilder-Konst aengaet, kan aenleyden, want dewijl het onmogelijck is alles dat de Teycken-kunde vermagh te doen, in ‘t bysonder voor te schrijven, soo brenght de Volgh-kunst, de Teycken-kunde een bysondere algemeene hulpe toe. Waer vintmen doch eenen Schilder (seyt Quintilianus), die alles ’t gene inde natuere voorvalt, heeft leeren af-teyckenen, nochtans en vint een konstigh Meester die de rechte maniere van navolgingh heeft, sich noyt verlegen, alles wat hem voorkomt, aerdigh af te beelden. Na datwe dan nu de Jonge Leerlingen, volgens d’onderwijsinge vande kleyne begintselen hebben leeren aen stoelen en bancken gaen, en datse door de eerse wijse van doen, het beginstel van navolgingh hebben verkreghen, soo moet men haer seer neerstigh en langhe besigh houden in het na-teyckenen van goede, welgehandelde en uytvoerighe Teyckeningen, welcke wy oordeelen veel nutter en bequamer te zijn dan eenige Print-kunst; {Teyckenen na Teyckeningen seer nut.} de reden daer van is om datse in een goede Teyckeningh niet alleen en sien de schickinghe, vaste Teyckeningh, verstandighe witheydt der omtrecken, dagh en schaduwe, toetsen en hooghsels, maer sy sien daer met eenen oock de maniere van handelinghe en Teyckenachtighen aert, ’t welcke sy in een Print niet en sien, en by gevolgh daer oock niet uyt leeren konnen, dan met langen tijdt en grooten verdrietigen arbeyt, sonder dickwils een vaste maniere te bekomen, maer maecken dat hunne dingen nu sus, dan soo, luck raeck, komen uyt te vallen.

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Den verwaenden roem der ghener de welcke d'eenvoudigheydt der oudtster Schilderyen door een gantsch harde ende dorre maniere van doen soecken uyt te drucken dient ons alhier tot een exempel; want dese schicken sich maer alleen tot d'Imitatie van 't ghene hun eerst in d'oogh komt, sonder eens te bevroeden wat een sonderlinghe kracht en hoe groote Schatten der Konste onder dese eenvoudigheydt schuylen. Quint. X.2.

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Den verwaenden roem der ghener de welcke d'eenvoudigheydt der oudtster Schilderyen door een gantsch harde ende dorre maniere van doen soecken uyt te drucken dient ons alhier tot een exempel; want dese schicken sich maer alleen tot d'Imitatie van 't ghene hun eerst in d'oogh komt, sonder eens te bevroeden wat een sonderlinghe kracht en hoe groote Schatten der Konste onder dese eenvoudigheydt schuylen. Quint. X.2.

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Il ne serait pas moins téméraire de décider la question sur ce que nos tableaux ne sont point ces effets prodigieux que les tableaux des anciens peintres ont fait quelquefois ; suivant les apparences, les récits des Ecrivains qui nous racontent ces effets sont exagérez, & nous ne savons pas même ce qu'il en faudrait rabattre pour les réduire à l'exacte vérité. Nous ignorons quelle part de la nouveauté de l'art de la Peinture peut avoir euë dans l'impression qu'on veut que certains tableaux aïent fait sur les Spectateurs. Les premiers tableaux, quoique grossiers, ont dû paroître des ouvrages divins. L'admiration pour un art naissant, fait tomber aisément dans l'exagération ceux qui parlent de ses productions ; & et la tradition en recueillant ces récits outrez, aime encore les rendre plus merveilleux qu'elle ne les a reçus. On trouve même dans les Ecrivains anciens des choses impossibles données pour vraies, & des choses ordinaires traitées de prodiges. […]
Enfin on ne sçaurait donner une idée un peu précise des tableaux à ceux qui ne les ont pas vus absolument, & qui ne connaissent pas la manière du Peintre qui les a faits, que par voies de comparaison. […]
Les Ecrivains modernes qui ont traité de la peinture antique, nous rendent plus sçavans, sans nous rendre plus capables de juger la question de la supériorité des Peintres de l'antiquité sur les Peintres modernes. Ces Ecrivains se sont contentez de ramasser les passages des Auteurs anciens qui parlent de la peinture & de les commenter en Philologues, sans les expliquer par l'examen de ce que nos Peintres font de nos jours, & même sans appliquer ces passages aux morceaux de la peinture antique qui subsistent encore. Je pense donc que pour se former une idée aussi distincte de la peinture antique qu'il soit possible de l'avoir, il faut considérer séparément ce que nous pouvons sçavoir de certain sur la composition, sur l'expression & sur le coloris des Peintres de l'antiquité.     
[…] Quant à la composition Pittoresque, il faut avoüer que dans les monumens qui nous restent, les Peintres anciens ne paroissent pas superieurs, ni même égaux à Raphaël, à Rubens, à Paul Véronèse, ni à M. Le Brun. […]
Quant à la composition Poëtique, les anciens se piquoient beaucoup d'exceller dans ses inventions, & comme ils étoient grands dessinateurs, ils avoient toutes sortes de facilité pour y réussir. Pour donner une idée du progrès  que les anciens avoient faits dans cette partie de la peinture qui comprend le grand art des expressions, nous rapporterons ce qu'en disent les Ecrivains de l'antiquité. De toute les parties de la peinture, la composition Poëtique est celle dont il est le plus facile de donner une idée avec des paroles. C'est celle qui se décrit le mieux.
[…]
Comme le temps a éteint les couleurs, & confondu les nuances dans les fragmens qui nous restent de la peinture antique faite au pinceau, nous ne sçaurions juger à quel point les Peintres de l'antiquité ont excellé dans le coloris, ni s'ils ont égalé ou surpassé les grands Maîtres de l'Ecole Lombarde dans cette aimable partie de la peinture.[…] On ne sçaurait décider notre question sur des récits. Il faut pour la juger, avoir des pièces de comparaison. Elles nous manquent. 
On ne sçauroit former un préjugé contre le coloris des anciens, de ce qu'ils ignoroient l'invention de détremper les couleurs avec de l'huile […]
Quant au clair-obscur & à la distribution enchanteresse des lumières & des ombres, ce que Pline &  les autres Ecrivains de l'antiquité en disent, est si positif, leurs récits sont si bien circonstanciez & si vrai-semblables, qu'on ne sçauroit disconvenir que les anciens n'égalassent du moins dans cette partie de l'Art, les plus grands peintres modernes. Les passages de ces Auteurs que nous ne comprenions pas bien, quand les Peintres modernes ignoroient encore quel prestige on peut faire avec le secours de cette magie, ne sont plus si embroüillez & si difficiles, depuis que Rubens, ses Eleves, Polidore de Caravage, & d'autres Peintres les ont expliquez bien mieux, les pinceaux à la main, que les commentateurs les plus érudits ne le pouvoient faire dans des livres. 
[…] je dis, que les Peintres qui ont travaillé depuis la renaissance des Arts, que Raphaël & ses contemporains n'ont point eu aucun avantage sur nos Artisans. Ces derniers sçavent toutes les couleurs dont les premiers se sont servis. 

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C'est en vain qu'un pareil sujet fait son apprentissage sous le meilleur maître, il ne sçauroit faire dans une pareille école les mêmes progrès qu'un homme de génie fait dans l'école d'un maître médiocre. Celui qui enseigne, comme le dit Quintilien, ne sçauroit communiquer à son disciple le talent de produire & l'art d'inventer, qui font le plus grand mérite des Peintres & des Orateurs. [...] Le Peintre peut donc faire part des secrets de sa pratique, mais il ne sçauroit faire part de ses talens pour la composition & pour l'expression. Souvent même l'Eleve dépourvu du génie, ne peut atteindre la perfection où son maître est parvenu dans la mécanique de l'art. L'imitateur servile doit demeurer au-dessous de son modele, parce qu'il joint ses propres défauts aux défauts de celui qu'il imite. D'ailleurs si le maître est homme de génie, il se dégoûte bien-tôt d'enseigner un pareil sujet. Il est au supplice quand il voit que son éleve n'entend qu'avec peine ce qu'il comprenoit d'abord, lorsque lui-même il étoit Eleve. [...]
On ne trouve rien de nouveau dans les compositions des peintres sans génie, on ne voit rien de singulier dans leurs expressions. Ils sont si stériles qu'après avoir long-temps copié les autres, ils en viennent enfin à se copier eux-mêmes ; & quand on sçait le tableau qu'ils ont promis, on devine la plus grande partie des figures de l'ouvrage.

Quotation

Dès que l'attrait principal de la Poësie & de la Peinture, dès que le pouvoir qu'elles ont pour nous émouvoir & pour nous plaire vient des imitations qu'elles sçavent faire des objets capables de nous interresser : la plus grande imprudence que le Peintre ou le Poëte puissent faire, c'est de prendre pour l'objet principal de leur imitation des choses que nous regarderions avec indifference dans la nature : c'est d'emploïer leur Art à nous représenter des actions qui ne s'attireroient qu'une attention médiocre si nous les voïions veritablement. Comment serons-nous touchez par la copie d'un original incapable de nous affecter ? Comment serons-nous attachez par un tableau qui représente un villageois passant son chemin en conduisant deux bêtes de somme, si l'action que ce tableau imite ne peut pas nous attacher ? [...] L'imitation ne sçauroit donc nous émouvoir quand la chose imitée n'est point capable de le faire. Les sujets que Teniers, Wowermans & les autres Peintres de ce genre ont représentez, n'auroient obtenu de nous qu'une attention très-legere. Il n'est rien dans l'action d'une fête de village ou dans les divertissemens ordinaires d'un corps de garde qui puisse nous émouvoir. Il s'ensuit donc que l'imitation de ces objets peut bien nous amuser durant quelques momens, qu'elle peut bien nous faire applaudir aux talens que l'ouvrier avoit pour l'imitation, mais elle ne sçauroit nous toucher.  

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Et nous lisons dans ce beau rapport que fait Quintilien des Peintres excellens aus plus parfait Orateurs, qu’Euphranor avoit conjoint toutes les autres sciences à celle de la Peinture, ce qui oblige Quintilien â luy comparer son grand Maistre Ciceron. Sans mentir l’ouvrage du pinceau depend bien plus de la teste que de la main ; & si l’historien de la Nature à peu dire que les Lamproyes avoient l’ame au bout de la queüe, rien ne doit nous empescher de prononcer que l’esprit des Peintres de reputation semble estre tout entier au bout de leurs doigts

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61. [Veu que les plus belles choses ne se peuvent souvent exprimer faute de termes.] J’ay [ndr : Roger de Piles] appris de la bouche de Monsieur du Fresnoy, qu’il avoit plusieurs fois oüi dire au Guide, Qu’on ne pouvoit donner de Preceptes des plus belles choses, & que les connoissances en estoient si cachées, qu’il n’y avoit point de maniere de parler qui les pût découvrir. Cela revient assez à ce que dit Quint. {Declam. 19.} Les choses incroyables n'ont point de paroles pour estre exprimées, il y en a quelques-unes qui sont trop grandes & trop relevées, pour pouvoir estre comprises dans les discours des hommes. D'où vient que les Connoisseurs, quand ils admirent un beau Tableau, semblent y estre collez ; & quand ils en reviennent, vous diriez qu'ils auroient perdu l'usage de la parole. {Liv. 2. Sat. 7.} Pausiaca torpes insane Tabella. Dit Horace. {L. 10. Ep. 22} Et Symmachus dit, Que la grandeur de l'étonnement ne permet pas que l'on donne des loüanges & des applaudissemens. Les Italiens disent Opera da stupire, pour dire qu'une chose est fort belle. 

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Le génie est donc une plante, qui, pour ainsi dire, pousse d'elle-même ; mais la qualité, comme la quantité de ses fruits, dépendent beaucoup de la culture qu'elle reçoit. Le génie le plus heureux, ne peut être perfectionné qu'à l'aide d'une longue étude. [...]
Mais un homme né avec du génie, est bien-tôt capable d'étudier tout seul, & c'est l'étude qu'il fait par son choix, & déterminé par son goût, qui contribuë le plus à le former. Cette étude consiste dans une attention continuelle sur la nature. Elle consiste dans une réflexion sérieuse sur les ouvrages des grands maîtres, suivie d'observations sur ce qu'il convient d'imiter, & sur ce qu'il faudroit tâcher de surpasser. Ces observations nous enseignent beaucoup de choses, que notre génie ne nous auroit jamais suggerées de lui-même, ou dont il ne se seroit avisé que bien tard. On se rend propre en un jour des tours & des façons d'operer, qui coûterent aux inventeurs des années de recherche & de travail. En supposant même que notre génie auroit eu la force de nous porter un jour jusques-là, quoique la route n'eut pas été fraïée, nous n'y serions parvenus du moins, avec le seul secours de ses forces, qu'au prix d'une fatigue pareille à celle des Inventeurs.

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Alhoewel nu d’oude Meesters haere Leerlingen met een seker opsicht verscheydenlick aenghinghen, nochtans stelden sy hun daghelicks de menighvuldighe exempelen van de waere ende onvervalschte Konst sonder eenigh onderscheyd voor ooghen. Het en is niet ghenoeg dat de Schilders en Beeld-snijders met woorden uytdrucken hoedaenigh de verwen en linien moeten sijn; maer ’t meest profijt is daer uyt te raepen, datmen haere maniere van Schilderen en snijden teghenwoordighlick aanschout seght Dio Chrysost. Orat. XVIII. Allerley leerstucken worden bequaemelick ingheplant en lichtelick ghevat door ’t behulp der exempelen, seght Columella Lib. XI De re rust. Cap. I. d’Exempelen maecken ons op ’t aller gemackelickste wijs wat wy behooren nae te volghen en te vermijden, segt Seneca Rhetor. Lib. IX. Controv. 2. De leeringhe diemen uyt de regulen haelen moet, valt langh ende verdrietigh; ’t onderwijs daarenteghen ’t welck men uyt d’exempelen treckt, is kort en krachtigh seght Seneca Philosophus Epist. VI. Dan bevinden wy dat onsen arbeyd profijtelick aenghewendt is, als de proef-stucken met de regulen over een stemmen seght Quintilianus Lib. XII Cap. 6.

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’t Ghene yet anders ghelijckt, seght hy [NDR: Quintilianus] {Lib. x. Cap. 2.}, moet noodsaeckelick te kort schieten en meer bevalligheyd hebben dan die dinghen welckers ghelijckenis het schijnt te draegen. Want ghelijck de dinghen, die wy voor ons patroon aennemen, de nature selver ende een waere kracht in sich hebben; soo plaght allerley naevolghinge in ’t teghendeel maer alleen ghecontrefeyt te sijn en sich nae anderer dinghen gheleghenheyd te voeghen.

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Hier toe souden wy seer vele te segghen hebben, 't en waer sacke dat wy het meer hooghnoodigh achten op 't ghene wy van te vooren aangheroert hebben wat meer aen te dringhen; dat naemelick die dinghen de welcke in d'uytnemenste Konstenaers voor de beste worden ghekeurt, bynae on-nae-volghelick sijn; 't verstandt, d'uytvindenskracht, die men d'inventie noemt, d'onbedwonghen ghemackelickheydt in 't wercken, en al wat ons door de regelen der Konste niet en kan worden ingheplant.{Quint. X.2} Soo is ons oock dese moeyelickheydt alhier meest van allen dienstigh; overmidts ons de bedenckinghe deser moeyelickheydt tot meerder aendacht verweckt; soo dat wy nu d'uytnemende Konstenaers vry wat naerder beginnen te verstaen, niet meer over haere wercken gaene met een achteloose opmerckinghe, maer wy slaen onse ooghen aendachtighlick op elck bysondere deel haerer wercken, ende wy begrijpen d'over-groote kracht haerer deughden voornaemelick daeruyt, dat het ons onmoghelick is de selvighe nae te volghen.{Quint. X. 5}

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Or il faut être né avec du génie pour inventer, & l'on ne parvient même qu'à l'aide d'une longue étude à bien inventer. Un homme qui invente mal, qui produit sans jugement, ne mérite pas le nom d'Inventeur. [...] Les regles qui sont déja réduites en méthode, sont des guides qui ne montrent le chemin que de loin, & ce n'est qu'avec le secours de l'expérience, que les génies les plus heureux apprennent d'elles comment il faut appliquer dans la pratique leurs maximes succinctes & leurs préceptes trop géneraux. Soïez toujours pathétiques, disent ces regles, & ne laissez lamais languir vos spectateurs, ni vos auditeurs.  

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Le génie est donc une plante, qui, pour ainsi dire, pousse d'elle-même ; mais la qualité, comme la quantité de ses fruits, dépendent beaucoup de la culture qu'elle reçoit. Le génie le plus heureux, ne peut être perfectionné qu'à l'aide d'une longue étude. [...]
Mais un homme né avec du génie, est bien-tôt capable d'étudier tout seul, & c'est l'étude qu'il fait par son choix, & déterminé par son goût, qui contribuë le plus à le former. Cette étude consiste dans une attention continuelle sur la nature. Elle consiste dans une réflexion sérieuse sur les ouvrages des grands maîtres, suivie d'observations sur ce qu'il convient d'imiter, & sur ce qu'il faudroit tâcher de surpasser. Ces observations nous enseignent beaucoup de choses, que notre génie ne nous auroit jamais suggerées de lui-même, ou dont il ne se seroit avisé que bien tard. On se rend propre en un jour des tours & des façons d'operer, qui coûterent aux inventeurs des années de recherche & de travail. En supposant même que notre génie auroit eu la force de nous porter un jour jusques-là, quoique la route n'eut pas été fraïée, nous n'y serions parvenus du moins, avec le seul secours de ses forces, qu'au prix d'une fatigue pareille à celle des Inventeurs.

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C'est en vain qu'un pareil sujet fait son apprentissage sous le meilleur maître, il ne sçauroit faire dans une pareille école les mêmes progrès qu'un homme de génie fait dans l'école d'un maître médiocre. Celui qui enseigne, comme le dit Quintilien, ne sçauroit communiquer à son disciple le talent de produire & l'art d'inventer, qui font le plus grand mérite des Peintres & des Orateurs. [...] Le Peintre peut donc faire part des secrets de sa pratique, mais il ne sçauroit faire part de ses talens pour la composition & pour l'expression. Souvent même l'Eleve dépourvu du génie, ne peut atteindre la perfection où son maître est parvenu dans la mécanique de l'art. L'imitateur servile doit demeurer au-dessous de son modele, parce qu'il joint ses propres défauts aux défauts de celui qu'il imite. D'ailleurs si le maître est homme de génie, il se dégoûte bien-tôt d'enseigner un pareil sujet. Il est au supplice quand il voit que son éleve n'entend qu'avec peine ce qu'il comprenoit d'abord, lorsque lui-même il étoit Eleve. [...]
On ne trouve rien de nouveau dans les compositions des peintres sans génie, on ne voit rien de singulier dans leurs expressions. Ils sont si stériles qu'après avoir long-temps copié les autres, ils en viennent enfin à se copier eux-mêmes ; & quand on sçait le tableau qu'ils ont promis, on devine la plus grande partie des figures de l'ouvrage.

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Les génies les plus heureux ne naissent pas de grands Artisans. Ils naissent seulement capables de le devenir. Ce n'est qu'à force de travail qu'ils s'élevent au point de perfection qu'ils peuvent atteindre.

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Il est donc également important aux nobles Artisans, dont je parle, de connoître à quel genre de poësie & de peinture leurs talens les destinent, & de se borner au genre pour lequel ils sont nez propres. L'art ne sçauroit faire autre chose que de perfectionner l'aptitude ou le talent que nous avons apporté en naissant ; mais l'art ne sçauroit nous donner le talent que la nature nous a refusé. L'art ajoûte beaucoup aux talens naturels, mais c'est quand on étudie un art pour lequel on est né. [...] Tel Peintre demeure confondu dans la foule qui seroit au rang des Peintres illustres, s'il ne se fût point laissé entraîner par une émulation aveugle, qui lui a fait entreprendre de se rendre habile dans des genres de la Peinture, pour lesquels il n'étoit point né, & qui lui a fait négliger les genres de la peinture ausquels il étoit propre. Les ouvrages qu'il a tenté de faire sont, si l'on veut, d'une classe supérieure. Mais ne vaut-il pas mieux être un des premiers parmi les Païsagistes que le dernier des peintres d'histoire ? Ne vaut-il pas mieux être cité pour un des premiers faiseurs de portraits de son temps, que pour un miserable arrangeur de figures ignobles & estropiées.

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Pour ce qui concerne la Proportion, c’est-à-dire la Symmetrie ou correspondance du Tout avec ses parties, c’est une chose facile, et à la portée de tous les esprits : ce qui fait que l’ignorance est sans excuse, parce qu’on peut l’acquerir presque sans peine, et mesmes par une estude entierement mechanique : mais le seul moyen de parvenir à sa perfection, et d’en avoir une connoissance bien esclairée, c’est d’aller par le chemin de la Geométrie, qui est la source de tous les Arts. […]

Quotation

[…] La beauté ne consiste point dans les parures, & dans les ornemens. Un peintre ne doit pas s’arrester aux petits ajustements, sur tout dans les sujets d’histoires, où il pretend representer quelque chose de grand & d’heroïque. Il y doit faire paroistre de la grandeur, de la force, & de la noblesse, mais rien de petit & de delicat, ny de trop recherché.

Quotation

[...] so schijnt daer anders niet overigh te sijn, dan dat wy een weynigh souden overlegghen door wat middel dese Gratie te bekomen is. Het is wel waer dat wy de selvighe niet en durven aen enige sekere Konst-regulen verbinden, vermits Tullius en Quintilianus oordeelen dat sulcks t’eenemael onmogelick is, nochtans achten wy, dat, alhoewelmen dese Gratie voor gheen volmaecktheyd der blooter Konste magh houden, datse evenwel een vrucht der Konste is, voor soo vele sich de volmaeckte Konste besig hout ontrent het gene met onse nature aller best over een komt. Soo moeten dan de Konst ende nature dese bevallicheyt t’saementlick opmaecken, dies is het oock van noode dat wy de volmaecktheyd der Konste voorsichtighlick ontrent het gene soecken aen te legghen, daer toe wy van naturen allermeest sijn gheneghen. Ieder een die sich redelicker wijse op dese Konsten verstaet, soeckt altijd doende te sijn. Alhoewel het oversculcks waerschijnelick is dat sich een goedt Konstenaer wel, of ten minsten verdraeghelicker wijse, quijten sal in ’t gene hy ter hand treckt; nochtans is het seker dat hy de waere kracht deser bevalligheyd op ’t aller ghemackelickste sal treffen, wanneer hy d’uytnemenheyd sijner Konste niet en hangt aen soodaenige dinghen daer hy eenen afkeer van heeft, of die lof-hertighlick van hem begheert worden, maer liever aen soodaenighe dingen die een heymelicke ghemeynschap hebben met de bysondere toegheneyghtheyt sijner nature.

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[…] Pliny in that Chapter where he treats of the same Art, observes, that there was never any one famous in it ; but who was by birth or education a Gentleman : therefore […] in their recension of the Liberal Arts, mention that of Graving in particular amongst the most permanent ; and in the same Catalogue numbers it with Rhetorick, Geometry, Logic, Astronomie, yea Grammar it self ; because there is in these Arts say they, more of fancy, and invention, then strengh of hand ; more of the Spirit, then of the Body.  

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Het andere ’t welck Plinius in desen Pamphilus aenmerckt, is dat sijne scholieren tien jaeren aen hem verbonden bleven; hy socht den goeden naeme sijner schole boven alle dinghen te behouden, niet willende dat de leerkinderen souden bestaen te vlieghen eerse vleughelen hadden; dies plaght hy se ontrent de teycken-Konst en andere noodsaeckelicke gronden vry wat langhe besigh te houden, sonder te lijden dat sy door eenighe onbesuyste goed-dunckenheyd de hand te vroegh an ’t verwen souden slaen. Wy en souden dese voorsichtigheyd der ouder Meesters niet hebben aengheroert, ’t en waer saecke dat vele hedensdaeghsche Meesters gantsch verkeerdelick te werck ginghen, door een eerghierighe haestigheyd beghinnende met het ghene laetst behoort te sijn, seght Quintilianus {Lib. I. orat. instit. Cap. 4}, want sy den waeren voortghang haerer Leerlingen grotelicks verhinderen, wanneer sy de selvige maer alleen ontrent schijn-schickelicke dinghen ten toone soecken te stellen.

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{Opmerking over de Volg-Konst.} Staet oock noch voor af, aen te mercken datmen de Kinderen door de Konst van navolgingh of nabotsingh tot alles dat de Schilder-Konst aengaet, kan aenleyden, want dewijl het onmogelijck is alles dat de Teycken-kunde vermagh te doen, in ‘t bysonder voor te schrijven, soo brenght de Volgh-kunst, de Teycken-kunde een bysondere algemeene hulpe toe. Waer vintmen doch eenen Schilder (seyt Quintilianus), die alles ’t gene inde natuere voorvalt, heeft leeren af-teyckenen, nochtans en vint een konstigh Meester die de rechte maniere van navolgingh heeft, sich noyt verlegen, alles wat hem voorkomt, aerdigh af te beelden. Na datwe dan nu de Jonge Leerlingen, volgens d’onderwijsinge vande kleyne begintselen hebben leeren aen stoelen en bancken gaen, en datse door de eerse wijse van doen, het beginstel van navolgingh hebben verkreghen, soo moet men haer seer neerstigh en langhe besigh houden in het na-teyckenen van goede, welgehandelde en uytvoerighe Teyckeningen, welcke wy oordeelen veel nutter en bequamer te zijn dan eenige Print-kunst; {Teyckenen na Teyckeningen seer nut.} de reden daer van is om datse in een goede Teyckeningh niet alleen en sien de schickinghe, vaste Teyckeningh, verstandighe witheydt der omtrecken, dagh en schaduwe, toetsen en hooghsels, maer sy sien daer met eenen oock de maniere van handelinghe en Teyckenachtighen aert, ’t welcke sy in een Print niet en sien, en by gevolgh daer oock niet uyt leeren konnen, dan met langen tijdt en grooten verdrietigen arbeyt, sonder dickwils een vaste maniere te bekomen, maer maecken dat hunne dingen nu sus, dan soo, luck raeck, komen uyt te vallen.

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Den verwaenden roem der ghener de welcke d'eenvoudigheydt der oudtster Schilderyen door een gantsch harde ende dorre maniere van doen soecken uyt te drucken dient ons alhier tot een exempel; want dese schicken sich maer alleen tot d'Imitatie van 't ghene hun eerst in d'oogh komt, sonder eens te bevroeden wat een sonderlinghe kracht en hoe groote Schatten der Konste onder dese eenvoudigheydt schuylen. Quint. X.2.

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Wat het woord Analogie belanght, eenighe hebben ’t woord analogie, seght A. Gellius {Noct. Attic. Lib. ii. Cap.24.}, in ’t Latijn Proportie ghenaemt. Soo schijnt oock den gheleerden Quintilianus de selvighe benaeminghe niet quaed te vinden; die ’t woord Analogie nu onlanghs uyt het Griecksch in ’t Latijn hebben overgeset, seght hy {Lib. L. orat. instit. Cap.6.}, noemen ’t een Proportie. (...) Ten eynde dan dat wy ons selven niet al te langhe met een al te sinnelicke oversettinghe van dese dry woorden souden bekommeren, soo sullen wy ’t hier by laeten blijven, dit maer alleenlick daer by voeghende, dat de Schilder-konstenaers dese woorden Analogie ende Harmonie schijnen ontleent te hebben van die Proportie dewelcke by de Tel-konstenaers en de Singh-konstenaers wordt waerghenomen; want dese Analogie ofte Proportie en is anders niet dan een sekere ghetal-wet, nae welckers voorschrift de Konstenaers alle haere wercken aenstellen.

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[…] La beauté ne consiste point dans les parures, & dans les ornemens. Un peintre ne doit pas s’arrester aux petits ajustements, sur tout dans les sujets d’histoires, où il pretend representer quelque chose de grand & d’heroïque. Il y doit faire paroistre de la grandeur, de la force, & de la noblesse, mais rien de petit & de delicat, ny de trop recherché. Il est des ouvrages de Peinture, comme de ceux de Poësie. Il ne faut pas qu’il paroisse que l’ouvrier ait pris plus de plaisir à se satisfaire luy-mesme, & à faire connoistre le jeu de son esprit & la delicatesse de son pinceau qu’à considerer le merite de son sujet. Quintilien blame Ovide de cette trop grande délicatesse.

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{Opmerking over de Volg-Konst.} Staet oock noch voor af, aen te mercken datmen de Kinderen door de Konst van navolgingh of nabotsingh tot alles dat de Schilder-Konst aengaet, kan aenleyden, want dewijl het onmogelijck is alles dat de Teycken-kunde vermagh te doen, in ‘t bysonder voor te schrijven, soo brenght de Volgh-kunst, de Teycken-kunde een bysondere algemeene hulpe toe. Waer vintmen doch eenen Schilder (seyt Quintilianus), die alles ’t gene inde natuere voorvalt, heeft leeren af-teyckenen, nochtans en vint een konstigh Meester die de rechte maniere van navolgingh heeft, sich noyt verlegen, alles wat hem voorkomt, aerdigh af te beelden. Na datwe dan nu de Jonge Leerlingen, volgens d’onderwijsinge vande kleyne begintselen hebben leeren aen stoelen en bancken gaen, en datse door de eerse wijse van doen, het beginstel van navolgingh hebben verkreghen, soo moet men haer seer neerstigh en langhe besigh houden in het na-teyckenen van goede, welgehandelde en uytvoerighe Teyckeningen, welcke wy oordeelen veel nutter en bequamer te zijn dan eenige Print-kunst; {Teyckenen na Teyckeningen seer nut.} de reden daer van is om datse in een goede Teyckeningh niet alleen en sien de schickinghe, vaste Teyckeningh, verstandighe witheydt der omtrecken, dagh en schaduwe, toetsen en hooghsels, maer sy sien daer met eenen oock de maniere van handelinghe en Teyckenachtighen aert, ’t welcke sy in een Print niet en sien, en by gevolgh daer oock niet uyt leeren konnen, dan met langen tijdt en grooten verdrietigen arbeyt, sonder dickwils een vaste maniere te bekomen, maer maecken dat hunne dingen nu sus, dan soo, luck raeck, komen uyt te vallen.

Quotation

Dit is dan dese naeboetsinghe, die men ghemeyndelick d'Imitatie noemt, uyt welcke de Teycken-Konst, de Schilder-Konst, de Giet-Konst en al 'andere Konsten van desen aerd voord-spruyten. Oock so is 't dat dese Imitatie van Philostratus {in proaemio Iconum} genaemt wordt een seer oude vont ende met de Nature selver wonderlick wel overeen komende. […]Oock soo en moghen wy in 't minste niet eens twijfelen of 't grootste deel der Konsten, ghelijck den selvighen Quintilianus elders {orat. Instit. Lib. X. cap. 2} steunt op d'imitatie, jae dat noch meer is, 't gantsche belydt onses levens bestaet daerin dat wy altijdt vaerdighlick naetrachten, 't ghene wy in andere hoogh achten.

Quotation

Staet ons dan alhier naeuw te letten op dese woorden van Quintilianus, daer en is nerghens yet, seght hy {orat. Instit. Lib. 10, cap. 2}, welcke door enckele imitatie toe neemt: ende indien het ongheoorloft waere gheweest tot hetgene ghevonden was yet-wat toe te voeghen, wy en souden als noch anders gheen Schilder-konst hebben dan die d'uytersterste linien van de schaduwe der lichaemen nae-treckt. Slaat uwe ooghen waer-waerd ghy wilt, nochtans houdt ick my selven daervan ver-sekert, dat ghy nerghens eenighe konsten sult ontmoeten die sich binnen d'enge palen haere eerster beginselen ghehouden hebben.

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Dès que l'attrait principal de la Poësie & de la Peinture, dès que le pouvoir qu'elles ont pour nous émouvoir & pour nous plaire vient des imitations qu'elles sçavent faire des objets capables de nous interresser : la plus grande imprudence que le Peintre ou le Poëte puissent faire, c'est de prendre pour l'objet principal de leur imitation des choses que nous regarderions avec indifference dans la nature : c'est d'emploïer leur Art à nous représenter des actions qui ne s'attireroient qu'une attention médiocre si nous les voïions veritablement. Comment serons-nous touchez par la copie d'un original incapable de nous affecter ? Comment serons-nous attachez par un tableau qui représente un villageois passant son chemin en conduisant deux bêtes de somme, si l'action que ce tableau imite ne peut pas nous attacher ? [...] L'imitation ne sçauroit donc nous émouvoir quand la chose imitée n'est point capable de le faire. Les sujets que Teniers, Wowermans & les autres Peintres de ce genre ont représentez, n'auroient obtenu de nous qu'une attention très-legere. Il n'est rien dans l'action d'une fête de village ou dans les divertissemens ordinaires d'un corps de garde qui puisse nous émouvoir. Il s'ensuit donc que l'imitation de ces objets peut bien nous amuser durant quelques momens, qu'elle peut bien nous faire applaudir aux talens que l'ouvrier avoit pour l'imitation, mais elle ne sçauroit nous toucher.

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Hier toe souden wy seer vele te segghen hebben, 't en waer sacke dat wy het meer hooghnoodigh achten op 't ghene wy van te vooren aangheroert hebben wat meer aen te dringhen; dat naemelick die dinghen de welcke in d'uytnemenste Konstenaers voor de beste worden ghekeurt, bynae on-nae-volghelick sijn; 't verstandt, d'uytvindenskracht, die men d'inventie noemt, d'onbedwonghen ghemackelickheydt in 't wercken, en al wat ons door de regelen der Konste niet en kan worden ingheplant.{Quint. X.2} Soo is ons oock dese moeyelickheydt alhier meest van allen dienstigh; overmidts ons de bedenckinghe deser moeyelickheydt tot meerder aendacht verweckt; soo dat wy nu d'uytnemende Konstenaers vry wat naerder beginnen te verstaen, niet meer over haere wercken gaene met een achteloose opmerckinghe, maer wy slaen onse ooghen aendachtighlick op elck bysondere deel haerer wercken, ende wy begrijpen d'over-groote kracht haerer deughden voornaemelick daeruyt, dat het ons onmoghelick is de selvighe nae te volghen.{Quint. X. 5}

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Or il faut être né avec du génie pour inventer, & l'on ne parvient même qu'à l'aide d'une longue étude à bien inventer. Un homme qui invente mal, qui produit sans jugement, ne mérite pas le nom d'Inventeur. [...] Les regles qui sont déja réduites en méthode, sont des guides qui ne montrent le chemin que de loin, & ce n'est qu'avec le secours de l'expérience, que les génies les plus heureux apprennent d'elles comment il faut appliquer dans la pratique leurs maximes succinctes & leurs préceptes trop géneraux. Soïez toujours pathétiques, disent ces regles, & ne laissez lamais languir vos spectateurs, ni vos auditeurs.  

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Il ne serait pas moins téméraire de décider la question sur ce que nos tableaux ne sont point ces effets prodigieux que les tableaux des anciens peintres ont fait quelquefois ; suivant les apparences, les récits des Ecrivains qui nous racontent ces effets sont exagérez, & nous ne savons pas même ce qu'il en faudrait rabattre pour les réduire à l'exacte vérité. Nous ignorons quelle part de la nouveauté de l'art de la Peinture peut avoir euë dans l'impression qu'on veut que certains tableaux aïent fait sur les Spectateurs. Les premiers tableaux, quoique grossiers, ont dû paroître des ouvrages divins. L'admiration pour un art naissant, fait tomber aisément dans l'exagération ceux qui parlent de ses productions ; & et la tradition en recueillant ces récits outrez, aime encore les rendre plus merveilleux qu'elle ne les a reçus. On trouve même dans les Ecrivains anciens des choses impossibles données pour vraies, & des choses ordinaires traitées de prodiges. […]
Enfin on ne sçaurait donner une idée un peu précise des tableaux à ceux qui ne les ont pas vus absolument, & qui ne connaissent pas la manière du Peintre qui les a faits, que par voies de comparaison. […]
Les Ecrivains modernes qui ont traité de la peinture antique, nous rendent plus sçavans, sans nous rendre plus capables de juger la question de la supériorité des Peintres de l'antiquité sur les Peintres modernes. Ces Ecrivains se sont contentez de ramasser les passages des Auteurs anciens qui parlent de la peinture & de les commenter en Philologues, sans les expliquer par l'examen de ce que nos Peintres font de nos jours, & même sans appliquer ces passages aux morceaux de la peinture antique qui subsistent encore. Je pense donc que pour se former une idée aussi distincte de la peinture antique qu'il soit possible de l'avoir, il faut considérer séparément ce que nous pouvons sçavoir de certain sur la composition, sur l'expression & sur le coloris des Peintres de l'antiquité.     
[…] Quant à la composition Pittoresque, il faut avoüer que dans les monumens qui nous restent, les Peintres anciens ne paroissent pas superieurs, ni même égaux à Raphaël, à Rubens, à Paul Véronèse, ni à M. Le Brun. […]
Quant à la composition Poëtique, les anciens se piquoient beaucoup d'exceller dans ses inventions, & comme ils étoient grands dessinateurs, ils avoient toutes sortes de facilité pour y réussir. Pour donner une idée du progrès  que les anciens avoient faits dans cette partie de la peinture qui comprend le grand art des expressions, nous rapporterons ce qu'en disent les Ecrivains de l'antiquité. De toute les parties de la peinture, la composition Poëtique est celle dont il est le plus facile de donner une idée avec des paroles. C'est celle qui se décrit le mieux.
[…]
Comme le temps a éteint les couleurs, & confondu les nuances dans les fragmens qui nous restent de la peinture antique faite au pinceau, nous ne sçaurions juger à quel point les Peintres de l'antiquité ont excellé dans le coloris, ni s'ils ont égalé ou surpassé les grands Maîtres de l'Ecole Lombarde dans cette aimable partie de la peinture.[…] On ne sçaurait décider notre question sur des récits. Il faut pour la juger, avoir des pièces de comparaison. Elles nous manquent. 
On ne sçauroit former un préjugé contre le coloris des anciens, de ce qu'ils ignoroient l'invention de détremper les couleurs avec de l'huile […]
Quant au clair-obscur & à la distribution enchanteresse des lumières & des ombres, ce que Pline &  les autres Ecrivains de l'antiquité en disent, est si positif, leurs récits sont si bien circonstanciez & si vrai-semblables, qu'on ne sçauroit disconvenir que les anciens n'égalassent du moins dans cette partie de l'Art, les plus grands peintres modernes. Les passages de ces Auteurs que nous ne comprenions pas bien, quand les Peintres modernes ignoroient encore quel prestige on peut faire avec le secours de cette magie, ne sont plus si embroüillez & si difficiles, depuis que Rubens, ses Eleves, Polidore de Caravage, & d'autres Peintres les ont expliquez bien mieux, les pinceaux à la main, que les commentateurs les plus érudits ne le pouvoient faire dans des livres. 
[…] je dis, que les Peintres qui ont travaillé depuis la renaissance des Arts, que Raphaël & ses contemporains n'ont point eu aucun avantage sur nos Artisans. Ces derniers sçavent toutes les couleurs dont les premiers se sont servis. 

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Dit selvighe wordt noch uyt druckelicker van Quintilianus voorghestelt ende beantwoordt, Ick wete dat daer gevraeght wordt, seght hy {lib.II.  Cap. 19.}, of de Konst grooter baet van de nature of van de leeringe heeft te verwachten. 't Welck al hoewel het tot ons voornemen seer weynigh dient, aenghesien wy het daer voor houden dat een volmaeckt Konstenaer gheen van beyden derven kan, soo achten wy nochtans dat daer seer vele aen gheleghen is hoe men dit vraegh-stuck voorstelt. Want indien men het eene van het andere t'eenenmael wil gaen aftrecken, soo salmen bevinden dat de nature sonder de leeringhe vele vermagh, en dat in het teghendeel sonder het toedoen der nature gheen leeringhe ter wereldt helpen kan: wanneer men wederom in een middelbaer verstandt en wetenschap beyde de Konst en de nature te saemen voegt, soo schijnt het dat in soodaenighe de nature meest geldt: als daer en teghen dese middelmatighe ofte oock uytmuytende verstanden tot de volmaecktheydt gheraecken, soo schijnt het darin hun de Konst meer uyt ghericht heeft dan de nature. […] De nature magh met de materie worden vergheleken; even als de Konst met de leeringhe seer wel over een komt, d' Eene werckt; d'andere wordt ghewrocht. De Konst en vermagh sonder de Materie niet met allen; de materie heeft oock sonder de Konst haer eyghene waerdigheydt. Soo is dan de hooghste Konst in gaeder met de beste Materie alder meest te wenschen.

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Waer uyt het dan blijckt dat den Konstenaer maer alleen duydelick ende uytdruckelick wercken kan, de welcke de dinghen die hy ter handt treckt als teghenwoordigh aenschouwt. 't Welck meest van allen in de herts-tochten of te in de inwendighe beweginghen onses ghemoedts plaetse heeft; want overmidts de selvighe al te mets in de waerheyd bestaen, seght Quintilianus {lib. Xi cap. 3}, ende al te mets in de imitatie; soo is 't dat de waere beroeringhen naturelick uytbersten, maer ’t ontbreeckt hun aen de Konst; dies moetense oock door de leeringhe soo wat ghefatsoeneert worden. De gheimiteerde beroeringhen daer en teghen, ghelijckse de Konst hebben, soo ontbreeckt het hun aen de nature; en daerom is dit alhier 't voornaemste, dat men sich 't echt wel bewoghen vindt om de verbeeldinghen niet anders te vatten, als of het waerachtighe dinghen waeren daer mede wy ons selver besich houden.

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Hier toe souden wy seer vele te segghen hebben, 't en waer sacke dat wy het meer hooghnoodigh achten op 't ghene wy van te vooren aangheroert hebben wat meer aen te dringhen; dat naemelick die dinghen de welcke in d'uytnemenste Konstenaers voor de beste worden ghekeurt, bynae on-nae-volghelick sijn; 't verstandt, d'uytvindenskracht, die men d'inventie noemt, d'onbedwonghen ghemackelickheydt in 't wercken, en al wat ons door de regelen der Konste niet en kan worden ingheplant.{Quint. X.2} Soo is ons oock dese moeyelickheydt alhier meest van allen dienstigh; overmidts ons de bedenckinghe deser moeyelickheydt tot meerder aendacht verweckt; soo dat wy nu d'uytnemende Konstenaers vry wat naerder beginnen te verstaen, niet meer over haere wercken gaene met een achteloose opmerckinghe, maer wy slaen onse ooghen aendachtighlick op elck bysondere deel haerer wercken, ende wy begrijpen d'over-groote kracht haerer deughden voornaemelick daeruyt, dat het ons onmoghelick is de selvighe nae te volghen.{Quint. X. 5}

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Staet noch voorder aen te mercken dat de Konst-kenners door dese ghewoonte haerer ooghen niet alleen d’oorspronckelicke taferelen van de naemaelsels vaerdighlick leeren onderkennen; maer datse daer door met eenen oock d’oude wercken van de nieuwe sekerlick weten t’onderscheyden. Men vindt in d’oude stucken een sekere onnaevolghelicke authoriteyt ofte achtbaerheyd der Konste, seght Quintilianus {Lib. viii. Cap. 3.}, die de Schilderijen een sonderlicke aengenaemheyd plaght toe te brenghen.

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[...] so schijnt daer anders niet overigh te sijn, dan dat wy een weynigh souden overlegghen door wat middel dese Gratie te bekomen is. Het is wel waer dat wy de selvighe niet en durven aen enige sekere Konst-regulen verbinden, vermits Tullius en Quintilianus oordeelen dat sulcks t’eenemael onmogelick is, nochtans achten wy, dat, alhoewelmen dese Gratie voor gheen volmaecktheyd der blooter Konste magh houden, datse evenwel een vrucht der Konste is, voor soo vele sich de volmaeckte Konste besig hout ontrent het gene met onse nature aller best over een komt. Soo moeten dan de Konst ende nature dese bevallicheyt t’saementlick opmaecken, dies is het oock van noode dat wy de volmaecktheyd der Konste voorsichtighlick ontrent het gene soecken aen te legghen, daer toe wy van naturen allermeest sijn gheneghen. Ieder een die sich redelicker wijse op dese Konsten verstaet, soeckt altijd doende te sijn. Alhoewel het oversculcks waerschijnelick is dat sich een goedt Konstenaer wel, of ten minsten verdraeghelicker wijse, quijten sal in ’t gene hy ter hand treckt; nochtans is het seker dat hy de waere kracht deser bevalligheyd op ’t aller ghemackelickste sal treffen, wanneer hy d’uytnemenheyd sijner Konste niet en hangt aen soodaenige dinghen daer hy eenen afkeer van heeft, of die lof-hertighlick van hem begheert worden, maer liever aen soodaenighe dingen die een heymelicke ghemeynschap hebben met de bysondere toegheneyghtheyt sijner nature.

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Mahler Eigenschaften, p. 149
Die Künste weren glückselig/ wann von denselben nur Kunstverständige urtheilen sollten/ sagt Quintilian: Weil aber die Mahlerey eine Sprache/ die ein jeder/ der Augen hat/ verstehen will/ so muß man sich an den Ignoranten Beurtheilung nicht kehre[n]/ und solches nicht anderst achten/ als ob einen ein Esel anschreyet. [...] 

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Ghelijk wy dan wt dese duydelicke woorden des aller ver-standighsten schrijvers ver-nemen, dat de quade ghowoonte van soo een slaafsche imitatie de leerlinghen gantsch gantsch niet voord-helpen kan, soo geeft ons den selvighe autheur in een andere plaets noch voorder te kennen dat dese ghewoonte den aen-komelinghen niet alleen on-profijtelijck, maer oock heel schaedelick is. Vele die in dese on-ontbindelicke stricken ghevallen sijn, seght hy {orat. Instit. Lib. V, cap. 10}, verliesen met eenen oock den ernst der vrijmoedigher betrachtinghe daer zy van nature toe gheneghen waeren; ja sy verlaeten de nature selfs, den aller besten leyds-man, dewijl sy nae ick en wete niet wat voor een leer-meester om-sien.

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Nu soo en behoeft sich hier niemandt van dese Konst af-keerigh te houden, ten aensien van d'ontallicke menichte der naturelicker dingen die af-ghebeeldt worden; ghemerckt daer nerghens een Konst is in welcke alles wat de Konst betreft van den Leer-Meester moet voor ghehouden worden. Ghewisselick, de wijds en sijds verspreyde nature der dinghen kan 't niet verdraeghen dat een Leer-Meester in dese Konst sijnen Leerlinghen elcke bysondere ghedaente soude gaen voorstellen: ende indien erghens yemant sulcks aenvanght, deselvighe sal, nae 't seggen van Quintilianus {orat. Instit. Lib. 5. cap.10}, dese twee onghemacken ondergaan, dat hy sijne Leer-jonghens altijds te vele sal voorhouden, en nimmermeer ghenoeg.

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Dit selvighe wordt mede bevestight met dese woorden van den gheleerden Quintilianus; t staet eenen Leer-Meester toe, seght hy {Orat. Institut. Lib. 7. cap. 10.}, daghelicks aen te wijsen hoedanigh 't vervolge der dinghen sy, als oock hoe de selvighe aen elck-ander hanghen: want het onmoghelick is, al 't ghene de Konst aen-gaet, in 't bysonder voor te schrijven. Waer vindt men doch erghens een Schilder, die al 't ghene in de nature voor-valt, heeft leeren naetrecken? Nochtans sal hy, de rechte maniere der imitatie maer eens gevat hebbende, al wat hem voor-komt lichtelick af-beelden.

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Dit selvighe wordt noch uyt druckelicker van Quintilianus voorghestelt ende beantwoordt, Ick wete dat daer gevraeght wordt, seght hy {lib.II.  Cap. 19.}, of de Konst grooter baet van de nature of van de leeringe heeft te verwachten. 't Welck al hoewel het tot ons voornemen seer weynigh dient, aenghesien wy het daer voor houden dat een volmaeckt Konstenaer gheen van beyden derven kan, soo achten wy nochtans dat daer seer vele aen gheleghen is hoe men dit vraegh-stuck voorstelt. Want indien men het eene van het andere t'eenenmael wil gaen aftrecken, soo salmen bevinden dat de nature sonder de leeringhe vele vermagh, en dat in het teghendeel sonder het toedoen der nature gheen leeringhe ter wereldt helpen kan: wanneer men wederom in een middelbaer verstandt en wetenschap beyde de Konst en de nature te saemen voegt, soo schijnt het dat in soodaenighe de nature meest geldt: als daer en teghen dese middelmatighe ofte oock uytmuytende verstanden tot de volmaecktheydt gheraecken, soo schijnt het darin hun de Konst meer uyt ghericht heeft dan de nature. […] De nature magh met de materie worden vergheleken; even als de Konst met de leeringhe seer wel over een komt, d' Eene werckt; d'andere wordt ghewrocht. De Konst en vermagh sonder de Materie niet met allen; de materie heeft oock sonder de Konst haer eyghene waerdigheydt. Soo is dan de hooghste Konst in gaeder met de beste Materie alder meest te wenschen.

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Waer uyt het dan blijckt dat den Konstenaer maer alleen duydelick ende uytdruckelick wercken kan, de welcke de dinghen die hy ter handt treckt als teghenwoordigh aenschouwt. 't Welck meest van allen in de herts-tochten of te in de inwendighe beweginghen onses ghemoedts plaetse heeft; want overmidts de selvighe al te mets in de waerheyd bestaen, seght Quintilianus {lib. Xi cap. 3}, ende al te mets in de imitatie; soo is 't dat de waere beroeringhen naturelick uytbersten, maer ’t ontbreeckt hun aen de Konst; dies moetense oock door de leeringhe soo wat ghefatsoeneert worden. De gheimiteerde beroeringhen daer en teghen, ghelijckse de Konst hebben, soo ontbreeckt het hun aen de nature; en daerom is dit alhier 't voornaemste, dat men sich 't echt wel bewoghen vindt om de verbeeldinghen niet anders te vatten, als of het waerachtighe dinghen waeren daer mede wy ons selver besich houden.

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Alhoewel nu d’oude Meesters haere Leerlingen met een seker opsicht verscheydenlick aenghinghen, nochtans stelden sy hun daghelicks de menighvuldighe exempelen van de waere ende onvervalschte Konst sonder eenigh onderscheyd voor ooghen. Het en is niet ghenoeg dat de Schilders en Beeld-snijders met woorden uytdrucken hoedaenigh de verwen en linien moeten sijn; maer ’t meest profijt is daer uyt te raepen, datmen haere maniere van Schilderen en snijden teghenwoordighlick aanschout seght Dio Chrysost. Orat. XVIII. Allerley leerstucken worden bequaemelick ingheplant en lichtelick ghevat door ’t behulp der exempelen, seght Columella Lib. XI De re rust. Cap. I. d’Exempelen maecken ons op ’t aller gemackelickste wijs wat wy behooren nae te volghen en te vermijden, segt Seneca Rhetor. Lib. IX. Controv. 2. De leeringhe diemen uyt de regulen haelen moet, valt langh ende verdrietigh; ’t onderwijs daarenteghen ’t welck men uyt d’exempelen treckt, is kort en krachtigh seght Seneca Philosophus Epist. VI. Dan bevinden wy dat onsen arbeyd profijtelick aenghewendt is, als de proef-stucken met de regulen over een stemmen seght Quintilianus Lib. XII Cap. 6.

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[…] Pliny in that Chapter where he treats of the same Art, observes, that there was never any one famous in it ; but who was by birth or education a Gentleman : therefore […] in their recension of the Liberal Arts, mention that of Graving in particular amongst the most permanent ; and in the same Catalogue numbers it with Rhetorick, Geometry, Logic, Astronomie, yea Grammar it self ; because there is in these Arts say they, more of fancy, and invention, then strengh of hand ; more of the Spirit, then of the Body.  

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Et nous lisons dans ce beau rapport que fait Quintilien des Peintres excellens aus plus parfait Orateurs, qu’Euphranor avoit conjoint toutes les autres sciences à celle de la Peinture, ce qui oblige Quintilien â luy comparer son grand Maistre Ciceron. Sans mentir l’ouvrage du pinceau depend bien plus de la teste que de la main ; & si l’historien de la Nature à peu dire que les Lamproyes avoient l’ame au bout de la queüe, rien ne doit nous empescher de prononcer que l’esprit des Peintres de reputation semble estre tout entier au bout de leurs doigts

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Les grands Maîtres font donc des études plus longues que les Artisans ordinaires. Ils sont, si l'on veut, apprentifs durant un plus long-temps, parce qu'ils apprennent encore à un âge où les Artisans ordinaires sçavent déja le peu qu'ils sont capables de sçavoir. Que le titre d'apprentif n'épouvante personne, car il est des apprentifs qui valent déja mieux que des maîtres, bien que ces maîtres fassent moins de fautes qu'eux [...].

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[...] want Zeuxis plaght de ghedeelten des lichaems wat meer toe te gheven, en de selvighe grooter te maecken; achtende dat de staetelickheyd ende Majesteyt sijner beelden door die middel vermeerdert wierd.

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Den verwaenden roem der ghener de welcke d'eenvoudigheydt der oudtster Schilderyen door een gantsch harde ende dorre maniere van doen soecken uyt te drucken dient ons alhier tot een exempel; want dese schicken sich maer alleen tot d'Imitatie van 't ghene hun eerst in d'oogh komt, sonder eens te bevroeden wat een sonderlinghe kracht en hoe groote Schatten der Konste onder dese eenvoudigheydt schuylen. Quint. X.2.

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Het andere ’t welck Plinius in desen Pamphilus aenmerckt, is dat sijne scholieren tien jaeren aen hem verbonden bleven; hy socht den goeden naeme sijner schole boven alle dinghen te behouden, niet willende dat de leerkinderen souden bestaen te vlieghen eerse vleughelen hadden; dies plaght hy se ontrent de teycken-Konst en andere noodsaeckelicke gronden vry wat langhe besigh te houden, sonder te lijden dat sy door eenighe onbesuyste goed-dunckenheyd de hand te vroegh an ’t verwen souden slaen. Wy en souden dese voorsichtigheyd der ouder Meesters niet hebben aengheroert, ’t en waer saecke dat vele hedensdaeghsche Meesters gantsch verkeerdelick te werck ginghen, door een eerghierighe haestigheyd beghinnende met het ghene laetst behoort te sijn, seght Quintilianus {Lib. I. orat. instit. Cap. 4}, want sy den waeren voortghang haerer Leerlingen grotelicks verhinderen, wanneer sy de selvige maer alleen ontrent schijn-schickelicke dinghen ten toone soecken te stellen.

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{Opmerking over de Volg-Konst.} Staet oock noch voor af, aen te mercken datmen de Kinderen door de Konst van navolgingh of nabotsingh tot alles dat de Schilder-Konst aengaet, kan aenleyden, want dewijl het onmogelijck is alles dat de Teycken-kunde vermagh te doen, in ‘t bysonder voor te schrijven, soo brenght de Volgh-kunst, de Teycken-kunde een bysondere algemeene hulpe toe. Waer vintmen doch eenen Schilder (seyt Quintilianus), die alles ’t gene inde natuere voorvalt, heeft leeren af-teyckenen, nochtans en vint een konstigh Meester die de rechte maniere van navolgingh heeft, sich noyt verlegen, alles wat hem voorkomt, aerdigh af te beelden. Na datwe dan nu de Jonge Leerlingen, volgens d’onderwijsinge vande kleyne begintselen hebben leeren aen stoelen en bancken gaen, en datse door de eerse wijse van doen, het beginstel van navolgingh hebben verkreghen, soo moet men haer seer neerstigh en langhe besigh houden in het na-teyckenen van goede, welgehandelde en uytvoerighe Teyckeningen, welcke wy oordeelen veel nutter en bequamer te zijn dan eenige Print-kunst; {Teyckenen na Teyckeningen seer nut.} de reden daer van is om datse in een goede Teyckeningh niet alleen en sien de schickinghe, vaste Teyckeningh, verstandighe witheydt der omtrecken, dagh en schaduwe, toetsen en hooghsels, maer sy sien daer met eenen oock de maniere van handelinghe en Teyckenachtighen aert, ’t welcke sy in een Print niet en sien, en by gevolgh daer oock niet uyt leeren konnen, dan met langen tijdt en grooten verdrietigen arbeyt, sonder dickwils een vaste maniere te bekomen, maer maecken dat hunne dingen nu sus, dan soo, luck raeck, komen uyt te vallen.

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Dit is dan dese naeboetsinghe, die men ghemeyndelick d'Imitatie noemt, uyt welcke de Teycken-Konst, de Schilder-Konst, de Giet-Konst en al 'andere Konsten van desen aerd voord-spruyten. Oock so is 't dat dese Imitatie van Philostratus {in proaemio Iconum} genaemt wordt een seer oude vont ende met de Nature selver wonderlick wel overeen komende. […]Oock soo en moghen wy in 't minste niet eens twijfelen of 't grootste deel der Konsten, ghelijck den selvighen Quintilianus elders {orat. Instit. Lib. X. cap. 2} steunt op d'imitatie, jae dat noch meer is, 't gantsche belydt onses levens bestaet daerin dat wy altijdt vaerdighlick naetrachten, 't ghene wy in andere hoogh achten.

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{Opmerking over de Volg-Konst.} Staet oock noch voor af, aen te mercken datmen de Kinderen door de Konst van navolgingh of nabotsingh tot alles dat de Schilder-Konst aengaet, kan aenleyden, want dewijl het onmogelijck is alles dat de Teycken-kunde vermagh te doen, in ‘t bysonder voor te schrijven, soo brenght de Volgh-kunst, de Teycken-kunde een bysondere algemeene hulpe toe. Waer vintmen doch eenen Schilder (seyt Quintilianus), die alles ’t gene inde natuere voorvalt, heeft leeren af-teyckenen, nochtans en vint een konstigh Meester die de rechte maniere van navolgingh heeft, sich noyt verlegen, alles wat hem voorkomt, aerdigh af te beelden. Na datwe dan nu de Jonge Leerlingen, volgens d’onderwijsinge vande kleyne begintselen hebben leeren aen stoelen en bancken gaen, en datse door de eerse wijse van doen, het beginstel van navolgingh hebben verkreghen, soo moet men haer seer neerstigh en langhe besigh houden in het na-teyckenen van goede, welgehandelde en uytvoerighe Teyckeningen, welcke wy oordeelen veel nutter en bequamer te zijn dan eenige Print-kunst; {Teyckenen na Teyckeningen seer nut.} de reden daer van is om datse in een goede Teyckeningh niet alleen en sien de schickinghe, vaste Teyckeningh, verstandighe witheydt der omtrecken, dagh en schaduwe, toetsen en hooghsels, maer sy sien daer met eenen oock de maniere van handelinghe en Teyckenachtighen aert, ’t welcke sy in een Print niet en sien, en by gevolgh daer oock niet uyt leeren konnen, dan met langen tijdt en grooten verdrietigen arbeyt, sonder dickwils een vaste maniere te bekomen, maer maecken dat hunne dingen nu sus, dan soo, luck raeck, komen uyt te vallen.

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Dit selvighe wordt mede bevestight met dese woorden van den gheleerden Quintilianus; t staet eenen Leer-Meester toe, seght hy {Orat. Institut. Lib. 7. cap. 10.}, daghelicks aen te wijsen hoedanigh 't vervolge der dinghen sy, als oock hoe de selvighe aen elck-ander hanghen: want het onmoghelick is, al 't ghene de Konst aen-gaet, in 't bysonder voor te schrijven. Waer vindt men doch erghens een Schilder, die al 't ghene in de nature voor-valt, heeft leeren naetrecken? Nochtans sal hy, de rechte maniere der imitatie maer eens gevat hebbende, al wat hem voor-komt lichtelick af-beelden.

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Staet ons dan alhier naeuw te letten op dese woorden van Quintilianus, daer en is nerghens yet, seght hy {orat. Instit. Lib. 10, cap. 2}, welcke door enckele imitatie toe neemt: ende indien het ongheoorloft waere gheweest tot hetgene ghevonden was yet-wat toe te voeghen, wy en souden als noch anders gheen Schilder-konst hebben dan die d'uytersterste linien van de schaduwe der lichaemen nae-treckt. Slaat uwe ooghen waer-waerd ghy wilt, nochtans houdt ick my selven daervan ver-sekert, dat ghy nerghens eenighe konsten sult ontmoeten die sich binnen d'enge palen haere eerster beginselen ghehouden hebben.

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Mais un autre eloge que Pline donne à Parrhasius, d’avoir le premier enrichy la peinture de la Symmetrie, ou de cette proportion que doivent avoir les parties entr’elles, & eu esgard à leur tout ; me donne un nouveau sujet de dire qu’il n’a point eu de semblables dans le dernier siecle, si nous n’attribuons cét honneur à Albert Durer, & à Michel-Ange Buonarotte. [...] Et qui ne sçait comme tout le monde à reconnu Michel-Ange pour incomparable dans toutes les trois parties, d’Architecture, Sculpture & Peinture ? Et comme personne n’a jamais mieux enseigné que luy à reconnoistre par l’ongle la grandeur du Lion ? Ex ungue Leonem. Il est vray que luy-mesme vouloit ceder la palme à Albert Durer, comme à celuy qui luy avoit tracé le chemin, dans lequel son seul avantage venoit des statuës Grecques & des antiques de Rome, dont il transportoit les ornemens & les artifices sur ses ouvrages, ce que la demeure de l’autre en Allemagne ne luy permettoit pas de faire. Ils ont pourtant esté repris tous deux du mesme deffaut qu’on reprochoit à Demetrius, d’avoir negligé par trop de rendre leurs ouvrages agreables, pourveu qu’ils fussent fort semblables, ne se souciant que d’aller apres le naturel ; nam Demetrius tanquam nimius in eo reprehenditur, & fuit similitudinis quam pulchritudinis amantior.

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Dit selvighe wordt noch uyt druckelicker van Quintilianus voorghestelt ende beantwoordt, Ick wete dat daer gevraeght wordt, seght hy {lib.II.  Cap. 19.}, of de Konst grooter baet van de nature of van de leeringe heeft te verwachten. 't Welck al hoewel het tot ons voornemen seer weynigh dient, aenghesien wy het daer voor houden dat een volmaeckt Konstenaer gheen van beyden derven kan, soo achten wy nochtans dat daer seer vele aen gheleghen is hoe men dit vraegh-stuck voorstelt. Want indien men het eene van het andere t'eenenmael wil gaen aftrecken, soo salmen bevinden dat de nature sonder de leeringhe vele vermagh, en dat in het teghendeel sonder het toedoen der nature gheen leeringhe ter wereldt helpen kan: wanneer men wederom in een middelbaer verstandt en wetenschap beyde de Konst en de nature te saemen voegt, soo schijnt het dat in soodaenighe de nature meest geldt: als daer en teghen dese middelmatighe ofte oock uytmuytende verstanden tot de volmaecktheydt gheraecken, soo schijnt het darin hun de Konst meer uyt ghericht heeft dan de nature. […] De nature magh met de materie worden vergheleken; even als de Konst met de leeringhe seer wel over een komt, d' Eene werckt; d'andere wordt ghewrocht. De Konst en vermagh sonder de Materie niet met allen; de materie heeft oock sonder de Konst haer eyghene waerdigheydt. Soo is dan de hooghste Konst in gaeder met de beste Materie alder meest te wenschen.

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Waer uyt het dan blijckt dat den Konstenaer maer alleen duydelick ende uytdruckelick wercken kan, de welcke de dinghen die hy ter handt treckt als teghenwoordigh aenschouwt. 't Welck meest van allen in de herts-tochten of te in de inwendighe beweginghen onses ghemoedts plaetse heeft; want overmidts de selvighe al te mets in de waerheyd bestaen, seght Quintilianus {lib. Xi cap. 3}, ende al te mets in de imitatie; soo is 't dat de waere beroeringhen naturelick uytbersten, maer ’t ontbreeckt hun aen de Konst; dies moetense oock door de leeringhe soo wat ghefatsoeneert worden. De gheimiteerde beroeringhen daer en teghen, ghelijckse de Konst hebben, soo ontbreeckt het hun aen de nature; en daerom is dit alhier 't voornaemste, dat men sich 't echt wel bewoghen vindt om de verbeeldinghen niet anders te vatten, als of het waerachtighe dinghen waeren daer mede wy ons selver besich houden.

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[...] so schijnt daer anders niet overigh te sijn, dan dat wy een weynigh souden overlegghen door wat middel dese Gratie te bekomen is. Het is wel waer dat wy de selvighe niet en durven aen enige sekere Konst-regulen verbinden, vermits Tullius en Quintilianus oordeelen dat sulcks t’eenemael onmogelick is, nochtans achten wy, dat, alhoewelmen dese Gratie voor gheen volmaecktheyd der blooter Konste magh houden, datse evenwel een vrucht der Konste is, voor soo vele sich de volmaeckte Konste besig hout ontrent het gene met onse nature aller best over een komt. Soo moeten dan de Konst ende nature dese bevallicheyt t’saementlick opmaecken, dies is het oock van noode dat wy de volmaecktheyd der Konste voorsichtighlick ontrent het gene soecken aen te legghen, daer toe wy van naturen allermeest sijn gheneghen. Ieder een die sich redelicker wijse op dese Konsten verstaet, soeckt altijd doende te sijn. Alhoewel het oversculcks waerschijnelick is dat sich een goedt Konstenaer wel, of ten minsten verdraeghelicker wijse, quijten sal in ’t gene hy ter hand treckt; nochtans is het seker dat hy de waere kracht deser bevalligheyd op ’t aller ghemackelickste sal treffen, wanneer hy d’uytnemenheyd sijner Konste niet en hangt aen soodaenige dinghen daer hy eenen afkeer van heeft, of die lof-hertighlick van hem begheert worden, maer liever aen soodaenighe dingen die een heymelicke ghemeynschap hebben met de bysondere toegheneyghtheyt sijner nature.

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{Opmerking over de Volg-Konst.} Staet oock noch voor af, aen te mercken datmen de Kinderen door de Konst van navolgingh of nabotsingh tot alles dat de Schilder-Konst aengaet, kan aenleyden, want dewijl het onmogelijck is alles dat de Teycken-kunde vermagh te doen, in ‘t bysonder voor te schrijven, soo brenght de Volgh-kunst, de Teycken-kunde een bysondere algemeene hulpe toe. Waer vintmen doch eenen Schilder (seyt Quintilianus), die alles ’t gene inde natuere voorvalt, heeft leeren af-teyckenen, nochtans en vint een konstigh Meester die de rechte maniere van navolgingh heeft, sich noyt verlegen, alles wat hem voorkomt, aerdigh af te beelden. Na datwe dan nu de Jonge Leerlingen, volgens d’onderwijsinge vande kleyne begintselen hebben leeren aen stoelen en bancken gaen, en datse door de eerse wijse van doen, het beginstel van navolgingh hebben verkreghen, soo moet men haer seer neerstigh en langhe besigh houden in het na-teyckenen van goede, welgehandelde en uytvoerighe Teyckeningen, welcke wy oordeelen veel nutter en bequamer te zijn dan eenige Print-kunst; {Teyckenen na Teyckeningen seer nut.} de reden daer van is om datse in een goede Teyckeningh niet alleen en sien de schickinghe, vaste Teyckeningh, verstandighe witheydt der omtrecken, dagh en schaduwe, toetsen en hooghsels, maer sy sien daer met eenen oock de maniere van handelinghe en Teyckenachtighen aert, ’t welcke sy in een Print niet en sien, en by gevolgh daer oock niet uyt leeren konnen, dan met langen tijdt en grooten verdrietigen arbeyt, sonder dickwils een vaste maniere te bekomen, maer maecken dat hunne dingen nu sus, dan soo, luck raeck, komen uyt te vallen.

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’t Ghene yet anders ghelijckt, seght hy [NDR: Quintilianus] {Lib. x. Cap. 2.}, moet noodsaeckelick te kort schieten en meer bevalligheyd hebben dan die dinghen welckers ghelijckenis het schijnt te draegen. Want ghelijck de dinghen, die wy voor ons patroon aennemen, de nature selver ende een waere kracht in sich hebben; soo plaght allerley naevolghinge in ’t teghendeel maer alleen ghecontrefeyt te sijn en sich nae anderer dinghen gheleghenheyd te voeghen.

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Staet noch voorder aen te mercken dat de Konst-kenners door dese ghewoonte haerer ooghen niet alleen d’oorspronckelicke taferelen van de naemaelsels vaerdighlick leeren onderkennen; maer datse daer door met eenen oock d’oude wercken van de nieuwe sekerlick weten t’onderscheyden. Men vindt in d’oude stucken een sekere onnaevolghelicke authoriteyt ofte achtbaerheyd der Konste, seght Quintilianus {Lib. viii. Cap. 3.}, die de Schilderijen een sonderlicke aengenaemheyd plaght toe te brenghen.

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Van dien tijd af sach men de Konst daghelicks toenemen; soo datter in ’t ghelaet, in ’t gebaer, in de gantsche ghestaltenisse der Schilderyen een sekere Actie ofte bedrijvenskracht beghost uyt te blijcken. Daer en is gheen sonderlinghe bevalligheyd in een opgherecht lichaem te vinden, seght Quintilianus {Lib. ii. Cap. 13.}, het aenghesicht behoort naemelick t’onswaerd ghewendt te sijn, de armen nederwaerds hanghende, de beenen t’saemen ghevoeght, en het gantsche werck moet van boven tot beneden een onbeweghelicke stijvigheyd behouden. d’Ombuyginghe, ende om soo te spreken, het roersel gheven de naegeboetste dinghen een sekere Actie ofte bedrijf. Dus worden de handen niet altijd op eenerley wijse ghemaeckt, en ’t aenghesicht heeft duysend verscheydene vertooninghen. Eenighe lichaemen sijn ghestelt tot het loopen ende om eenigh ander gheweld te bewijsen: Eenighe sietmen sitten, eenighe nederligghen: Eenighe sijn moedernaeckt, eenighe ghekleedt, eenighe half naeckt en half ghekleedt. Wat isser doch soo verdraeyt ende bearbeyt als Myrons schijf-werper, die eertijds Discobolos wierd ghenaemt. Oversulcks plaghten oock dieghene, dien dit stuck werck niet wel aen en stond, gheoordeelt te worden gantsch gheen verstand van de Konst te hebben, ghemerckt yeder een bekent stond, dat de moeyelicke seldsaemheyd deses beelds den hoogsten lof verdiende. Gelijck wy dan sien dat het roersel een van de ghewighstighste punten is, diemen in dese Konst moet waernemen; soo en is het mijnes dunckens, niet swaer den ghebaenden wegh daertoe uyt te vinden. Wy behoeven maer alleen onse oogen op de nature te slaen, en haere voetstappen naerstighlick te volghen.

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{Opmerking over de Volg-Konst.} Staet oock noch voor af, aen te mercken datmen de Kinderen door de Konst van navolgingh of nabotsingh tot alles dat de Schilder-Konst aengaet, kan aenleyden, want dewijl het onmogelijck is alles dat de Teycken-kunde vermagh te doen, in ‘t bysonder voor te schrijven, soo brenght de Volgh-kunst, de Teycken-kunde een bysondere algemeene hulpe toe. Waer vintmen doch eenen Schilder (seyt Quintilianus), die alles ’t gene inde natuere voorvalt, heeft leeren af-teyckenen, nochtans en vint een konstigh Meester die de rechte maniere van navolgingh heeft, sich noyt verlegen, alles wat hem voorkomt, aerdigh af te beelden. Na datwe dan nu de Jonge Leerlingen, volgens d’onderwijsinge vande kleyne begintselen hebben leeren aen stoelen en bancken gaen, en datse door de eerse wijse van doen, het beginstel van navolgingh hebben verkreghen, soo moet men haer seer neerstigh en langhe besigh houden in het na-teyckenen van goede, welgehandelde en uytvoerighe Teyckeningen, welcke wy oordeelen veel nutter en bequamer te zijn dan eenige Print-kunst; {Teyckenen na Teyckeningen seer nut.} de reden daer van is om datse in een goede Teyckeningh niet alleen en sien de schickinghe, vaste Teyckeningh, verstandighe witheydt der omtrecken, dagh en schaduwe, toetsen en hooghsels, maer sy sien daer met eenen oock de maniere van handelinghe en Teyckenachtighen aert, ’t welcke sy in een Print niet en sien, en by gevolgh daer oock niet uyt leeren konnen, dan met langen tijdt en grooten verdrietigen arbeyt, sonder dickwils een vaste maniere te bekomen, maer maecken dat hunne dingen nu sus, dan soo, luck raeck, komen uyt te vallen.

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Ondertusschen moeten wy dit altoos met Quintilianus {orat. Instit. Lib. 12 cap. 11} bekennen, dat ons d'oude soo vele Meesters en soo vele exempelen hebben nae-ghelaeten, dat dese onse eene met recht voor d'alder gheluckighste ghehouden mach worden, als de welcke uyt den suyver arbeydt der voorigher Meesters volkomen onderrichtinghe haelen kan.

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Alhoewel nu d’oude Meesters haere Leerlingen met een seker opsicht verscheydenlick aenghinghen, nochtans stelden sy hun daghelicks de menighvuldighe exempelen van de waere ende onvervalschte Konst sonder eenigh onderscheyd voor ooghen. Het en is niet ghenoeg dat de Schilders en Beeld-snijders met woorden uytdrucken hoedaenigh de verwen en linien moeten sijn; maer ’t meest profijt is daer uyt te raepen, datmen haere maniere van Schilderen en snijden teghenwoordighlick aanschout seght Dio Chrysost. Orat. XVIII. Allerley leerstucken worden bequaemelick ingheplant en lichtelick ghevat door ’t behulp der exempelen, seght Columella Lib. XI De re rust. Cap. I. d’Exempelen maecken ons op ’t aller gemackelickste wijs wat wy behooren nae te volghen en te vermijden, segt Seneca Rhetor. Lib. IX. Controv. 2. De leeringhe diemen uyt de regulen haelen moet, valt langh ende verdrietigh; ’t onderwijs daarenteghen ’t welck men uyt d’exempelen treckt, is kort en krachtigh seght Seneca Philosophus Epist. VI. Dan bevinden wy dat onsen arbeyd profijtelick aenghewendt is, als de proef-stucken met de regulen over een stemmen seght Quintilianus Lib. XII Cap. 6.

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Staet noch voorder aen te mercken dat de Konst-kenners door dese ghewoonte haerer ooghen niet alleen d’oorspronckelicke taferelen van de naemaelsels vaerdighlick leeren onderkennen; maer datse daer door met eenen oock d’oude wercken van de nieuwe sekerlick weten t’onderscheyden. Men vindt in d’oude stucken een sekere onnaevolghelicke authoriteyt ofte achtbaerheyd der Konste, seght Quintilianus {Lib. viii. Cap. 3.}, die de Schilderijen een sonderlicke aengenaemheyd plaght toe te brenghen.

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[…] La beauté ne consiste point dans les parures, & dans les ornemens. Un peintre ne doit pas s’arrester aux petits ajustements, sur tout dans les sujets d’histoires, où il pretend representer quelque chose de grand & d’heroïque. Il y doit faire paroistre de la grandeur, de la force, & de la noblesse, mais rien de petit & de delicat, ny de trop recherché. Il est des ouvrages de Peinture, comme de ceux de Poësie. Il ne faut pas qu’il paroisse que l’ouvrier ait pris plus de plaisir à se satisfaire luy-mesme, & à faire connoistre le jeu de son esprit & la delicatesse de son pinceau qu’à considerer le merite de son sujet. Quintilien blame Ovide de cette trop grande délicatesse.
Si vous voulez, dit Pymandre, que les Peintres imitent les Poëtes, il faut pourtant, selon le sentiment des doctes qu’il y ait dans leurs tableaux quelque chose d’agreable & de touchant aussi bien que de grand & de fort.
Il est vray, répondis-je, mais cet agreable doit naistre toujours du sujet que l’on traitte, non pas des choses étrangeres : Car l’on ne pretend pas retrancher les choses belles, quand elles sont propres aux lieux où on les met, mais l’on condamne ceux qui gastent un sujet qui de soy est noble et grand, parce qu’ils s’arrestent trop à la recherche des ornemens de certaines parties inutiles.

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Staet noch voorder aen te mercken dat de Konst-kenners door dese ghewoonte haerer ooghen niet alleen d’oorspronckelicke taferelen van de naemaelsels vaerdighlick leeren onderkennen; maer datse daer door met eenen oock d’oude wercken van de nieuwe sekerlick weten t’onderscheyden. Men vindt in d’oude stucken een sekere onnaevolghelicke authoriteyt ofte achtbaerheyd der Konste, seght Quintilianus {Lib. viii. Cap. 3.}, die de Schilderijen een sonderlicke aengenaemheyd plaght toe te brenghen.

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De Parerga ofte overwercken sijn dinghen die tot het werck worden toeghevoeght om het selvige te vercieren, seght Quintil. II.3. Plinius geeft ons het selvighe mede te verstaen; Als Protogenes t’Athenen int Kerck-poortael van Minervas tempel het vermaerde Schip Paralus schilderde, seght hy {Lib. xxxv. Cap.10.}, met t’saemen een ander Schip het welck Hemionis geheeten wirt, soo heeft hy noch ettelicke kleyne Galeyen, onder die dingen toegevoegt, de welcke van de Schilders Parerga worden ghenaemt. […] Philostratus {Iconum Lib. I. in Piscatorib.} schijnt sodaenighe toevoeghsels in een tafereel de sauce der Schilderije ghenaemt te hebben. Maer aenghesien vele Konstenaers dese en dierghelijcke overwercken menighmael haestighlick en met een lichte hand plaghten af te klaeren, soo ist dat wy de selvighe heel selden met eenen aendachtigen ernst besichtighen:

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De Parerga ofte overwercken sijn dinghen die tot het werck worden toeghevoeght om het selvige te vercieren, seght Quintil. II.3. Plinius geeft ons het selvighe mede te verstaen; Als Protogenes t’Athenen int Kerck-poortael van Minervas tempel het vermaerde Schip Paralus schilderde, seght hy {Lib. xxxv. Cap.10.}, met t’saemen een ander Schip het welck Hemionis geheeten wirt, soo heeft hy noch ettelicke kleyne Galeyen, onder die dingen toegevoegt, de welcke van de Schilders Parerga worden ghenaemt. […] Philostratus {Iconum Lib. I. in Piscatorib.} schijnt sodaenighe toevoeghsels in een tafereel de sauce der Schilderije ghenaemt te hebben. Maer aenghesien vele Konstenaers dese en dierghelijcke overwercken menighmael haestighlick en met een lichte hand plaghten af te klaeren, soo ist dat wy de selvighe heel selden met eenen aendachtigen ernst besichtighen:

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Mais establissons auparavant nostre cinquiesme partie touchant la Collocation ou Position régulière des Figures dans le Tableau, puisqu’elle est la Base de tout l’Edifice de la Peinture, et pour ainsi dire le lien et l’assemblage des quatre premieres, qui, sans celle-cy, n’ont ny forme, ny subsistance : […]
[…] un Peintre auroit travaillé en vain, et perdu son temps, si après avoir satisfait aux quatre premières Parties, il demeuroit court en cette dernière, où consiste toute l’Eurithmie de l’Art et le Magistère de la Peinture : parce qu’il est inutile d’avoir inventé et composé un Sujet ; et de s’estre estudié à rechercher la beauté, et la juste proportion de chaque figure ; d’estre excellent coloriste ; de savoir donner les Ombres, et les Lumières à tous les corps, avec leurs teintes, et leurs couleurs naturelles ; et de posseder, encore avec cela, le divin Talent de l’Expression des Mouvemens de l’esprit, et des passions, (qui est comme l’Ame de la peinture), si, après toutes ces nobles Parties, on se trouve depourveu d’intelligence au fait de la position reguliere des Figures dans le Tableau.
Il faut donc conclure, que si les autres, ou toutes ensembles, ou prises chacune à part, sont utiles et avantageuses à un Peintre, celle-cy luy est absolument necessaire.

Car quoy qu’un Tableau n’ait pas entièrement satisfait à quelqu’une des quatre premières Parties, ou que mesmes il soit foible, et en quelque sorte deffectueux en toutes ensemble ; neanmoins si cette derniere, dont nous traitons, s’y trouve à sa perfection, l’ouvrage sera toûjours estimable et digne d’un Peintre : parce que l’Ordre est la source, et le vray principe des Sciences : Et pour le regard des Arts, il a cela de particulier, et de merveilleux, qu’il est le père de la Beauté, et qu’il donne mesme de la grace aux choses les plus mediocres, et les rend considerables.
Voyons en quoy consiste cette partie si importante, et par maniere de dire, si Totale, qui acheve non seulement de former un Peintre, mais qui comprend tout ce que la Peinture a de scientifique, et qui la tire d’entre les Arts mechaniques pour luy donner le reng parmi les Sciences.
Les Geometres, qui sont les vrais maistres de cette question, pour en exprimer l’Intelligence, se servent du nom d’Optique, voulant dire ce terme-là, que c’est l’Art de voir les choses par la raison, et avec les yeux de l’Entendement : car on seroit bien impertinent de s’imaginer que les yeux du corps fussent d’eux-mesmes capables d’une si sublime operation, que de pouvoir estre juges de la beauté et de l’excellence d’un tableau.
Et comme le Peintre fait profession d’imiter les choses selon qu’il les void, il est certain que s'il voit mal, il  les représentera conforme[s] à sa mauvaise imagination, et fera une mauvaise peinture ; si bien qu’avant que de prendre le crayon et les pinceaux, il faut qu’il ajuste son œil avec le raisonnement, par les principes qui enseignent à voir les choses, non seulement ainsi qu’elles sont en elles-mesmes, mais encore selon qu’elles doivent estre figurées. Car ce seroit bien souvent une lourde faute de les peindre precisément comme l’œil les void, quoique cela semble un paradoxe.
Or cet Art si necessaire, que les sçavans ont nommé l’Optique, et que les Peintres, et tous les Desseignateurs appellent communement la Perspective, donne des moyens infaillibles de representer precisément sur une surface (telle qu’est la toile d’un tableau, une parois, une feuille de papier, ou telle autre chose)
tout ce que l’œil void et peut comprendre d’une seule œillade, pendant qu’il demeure ferme en un mesme lieu. […] je monstreray icy par des exemples, et par l’examen critique de diverses Pieces qui se voyent en estampe aprés Raphael (le plus celebre des Peintres Modernes, et le plus exact en ses Ouvrages) de quelle importance est cette Perspective ou collocation reguliere des Figures dans un Tableau ; vû que c’est par elle qu’on decide precisément, et avec demonstration, ce qui est bien, et ce qui est mal.
[…]

Quotation

Les Peintres & les Poëtes excitent en nous ces passions artificielles, en nous présentant les imitations des objets capables d'exciter en nous des passions veritables.
Comme l'impression que ces imitations font sur nous est du même genre que l'impression que l'objet imité par le Peintre ou par le Poëte feroit sur nous : comme l'impression que l'imitation fait n'est differente de l'impression que l'objet imité feroit, qu'en ce qu'elle est moins forte, elle doit exciter dans notre ame une passion qui ressemble à celle que l'objet imité y auroit pu exciter. La copie de l'objet doit, pour ainsi dire, exciter en nous une copie de la passion que l'objet y auroit excitée. Mais comme l'impression que l'imitation fait n'est pas aussi profonde que l'impression que l'objet même auroit faite ; comme l'impression faite par l'imitation n'est pas serieuse, d'autant qu'elle ne va point jusqu'à l'ame pour laquelle il n'y a pas d'illusion dans ces sensations, ainsi que nous l'expliquerons tantôt plus au long ; enfin comme l'impression faite par l'imitation n'affecte que l'ame sensitive, elle s'efface bientôt. Cette impression superficielle faite par une imitation, disparoît sans avoir des suites durables, comme en auroit une impression faite par l'objet même que le Peintre ou le Poëte ont imité.
On conçoit facilement la raison de la difference qui se trouve entre l'impression faite par l'objet même & l'impression faite par l'imitation. L'imitation la plus parfaite n'a qu'un être artificiel, elle n'a qu'une vie empruntée, au lieu que la force & l'activité de la nature se trouve dans l'objet imité. C'est en vertu du pouvoir qu'il tient de la nature même que l'objet réel agit sur nous.

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’t Ghene yet anders ghelijckt, seght hy [NDR: Quintilianus] {Lib. x. Cap. 2.}, moet noodsaeckelick te kort schieten en meer bevalligheyd hebben dan die dinghen welckers ghelijckenis het schijnt te draegen. Want ghelijck de dinghen, die wy voor ons patroon aennemen, de nature selver ende een waere kracht in sich hebben; soo plaght allerley naevolghinge in ’t teghendeel maer alleen ghecontrefeyt te sijn en sich nae anderer dinghen gheleghenheyd te voeghen.

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Il est donc également important aux nobles Artisans, dont je parle, de connoître à quel genre de poësie & de peinture leurs talens les destinent, & de se borner au genre pour lequel ils sont nez propres. L'art ne sçauroit faire autre chose que de perfectionner l'aptitude ou le talent que nous avons apporté en naissant ; mais l'art ne sçauroit nous donner le talent que la nature nous a refusé. L'art ajoûte beaucoup aux talens naturels, mais c'est quand on étudie un art pour lequel on est né. [...] Tel Peintre demeure confondu dans la foule qui seroit au rang des Peintres illustres, s'il ne se fût point laissé entraîner par une émulation aveugle, qui lui a fait entreprendre de se rendre habile dans des genres de la Peinture, pour lesquels il n'étoit point né, & qui lui a fait négliger les genres de la peinture ausquels il étoit propre. Les ouvrages qu'il a tenté de faire sont, si l'on veut, d'une classe supérieure. Mais ne vaut-il pas mieux être un des premiers parmi les Païsagistes que le dernier des peintres d'histoire ? Ne vaut-il pas mieux être cité pour un des premiers faiseurs de portraits de son temps, que pour un miserable arrangeur de figures ignobles & estropiées.

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C'est en vain qu'un pareil sujet fait son apprentissage sous le meilleur maître, il ne sçauroit faire dans une pareille école les mêmes progrès qu'un homme de génie fait dans l'école d'un maître médiocre. Celui qui enseigne, comme le dit Quintilien, ne sçauroit communiquer à son disciple le talent de produire & l'art d'inventer, qui font le plus grand mérite des Peintres & des Orateurs. [...] Le Peintre peut donc faire part des secrets de sa pratique, mais il ne sçauroit faire part de ses talens pour la composition & pour l'expression. Souvent même l'Eleve dépourvu du génie, ne peut atteindre la perfection où son maître est parvenu dans la mécanique de l'art. L'imitateur servile doit demeurer au-dessous de son modele, parce qu'il joint ses propres défauts aux défauts de celui qu'il imite. D'ailleurs si le maître est homme de génie, il se dégoûte bien-tôt d'enseigner un pareil sujet. Il est au supplice quand il voit que son éleve n'entend qu'avec peine ce qu'il comprenoit d'abord, lorsque lui-même il étoit Eleve. [...]
On ne trouve rien de nouveau dans les compositions des peintres sans génie, on ne voit rien de singulier dans leurs expressions. Ils sont si stériles qu'après avoir long-temps copié les autres, ils en viennent enfin à se copier eux-mêmes ; & quand on sçait le tableau qu'ils ont promis, on devine la plus grande partie des figures de l'ouvrage.

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Et nous lisons dans ce beau rapport que fait Quintilien des Peintres excellens aus plus parfait Orateurs, qu’Euphranor avoit conjoint toutes les autres sciences à celle de la Peinture, ce qui oblige Quintilien â luy comparer son grand Maistre Ciceron. Sans mentir l’ouvrage du pinceau depend bien plus de la teste que de la main ; & si l’historien de la Nature à peu dire que les Lamproyes avoient l’ame au bout de la queüe, rien ne doit nous empescher de prononcer que l’esprit des Peintres de reputation semble estre tout entier au bout de leurs doigts

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Il est donc également important aux nobles Artisans, dont je parle, de connoître à quel genre de poësie & de peinture leurs talens les destinent, & de se borner au genre pour lequel ils sont nez propres. L'art ne sçauroit faire autre chose que de perfectionner l'aptitude ou le talent que nous avons apporté en naissant ; mais l'art ne sçauroit nous donner le talent que la nature nous a refusé. L'art ajoûte beaucoup aux talens naturels, mais c'est quand on étudie un art pour lequel on est né. [...] Tel Peintre demeure confondu dans la foule qui seroit au rang des Peintres illustres, s'il ne se fût point laissé entraîner par une émulation aveugle, qui lui a fait entreprendre de se rendre habile dans des genres de la Peinture, pour lesquels il n'étoit point né, & qui lui a fait négliger les genres de la peinture ausquels il étoit propre. Les ouvrages qu'il a tenté de faire sont, si l'on veut, d'une classe supérieure. Mais ne vaut-il pas mieux être un des premiers parmi les Païsagistes que le dernier des peintres d'histoire ? Ne vaut-il pas mieux être cité pour un des premiers faiseurs de portraits de son temps, que pour un miserable arrangeur de figures ignobles & estropiées.

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Il est donc également important aux nobles Artisans, dont je parle, de connoître à quel genre de poësie & de peinture leurs talens les destinent, & de se borner au genre pour lequel ils sont nez propres. L'art ne sçauroit faire autre chose que de perfectionner l'aptitude ou le talent que nous avons apporté en naissant ; mais l'art ne sçauroit nous donner le talent que la nature nous a refusé. L'art ajoûte beaucoup aux talens naturels, mais c'est quand on étudie un art pour lequel on est né. [...] Tel Peintre demeure confondu dans la foule qui seroit au rang des Peintres illustres, s'il ne se fût point laissé entraîner par une émulation aveugle, qui lui a fait entreprendre de se rendre habile dans des genres de la Peinture, pour lesquels il n'étoit point né, & qui lui a fait négliger les genres de la peinture ausquels il étoit propre. Les ouvrages qu'il a tenté de faire sont, si l'on veut, d'une classe supérieure. Mais ne vaut-il pas mieux être un des premiers parmi les Païsagistes que le dernier des peintres d'histoire ? Ne vaut-il pas mieux être cité pour un des premiers faiseurs de portraits de son temps, que pour un miserable arrangeur de figures ignobles & estropiées.

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Soo is dan de verbeteringhe den eenighen wegh tot de volmaecktheyd; en ’t wordt niet sonder reden staende ghehouden, dat het penceel de Konste soo wel met het uytstrijcken als met het aenstrijcken dienst doet. De verbeteringhe, seght Quintilianus {Lib. X, Cap. 4}, bestaet in ’t toevoeghen, in ’t aftrecken, in ’t veranderen. Het toevoeghen en ’t aftrecken is nerghens nae soo moeyelick, dies plaght sich oock een slecht eenvoudigh oordeel daer in wel genoegh te quijten: ’t Vereyscht daerenteghen dubbelen arbeyd de swellende dinghen te neder te legghen, de sinckende dinghen op te heffen, de verwendelick uytweykende dinghen in te binden, d’onordentelicke dinghen in haere rechte plaetse te herstellen, d’onachtesaemelick verspreydende dinghen aen makander te verknoopen, d’overlustighe dinghen te bedwinghen; want wy moeten niet alleen verwerpen wat ons in ’t eerste wel bevel, maer wy moeten oock uytvinden wat ons van te vooren niet eens in den sin quam. Soo is het oock onghetwijffelt d’aller bequamste maniere van verbetering datmen d’eerste teykeningh voor ettelicken tijd aen d’eene sijde stellen, om ’t werck nae sulcken verpoosinghe wederom in de hand te nemen alsof het yet nieus en van een ander voordghebraght was: Andersins hebben wy te vreesen dat wy op onse versche inventie, als op een nieu gheboren vrucht, al te seer versot sullen blijven.

Quotation

Les génies les plus heureux ne naissent pas de grands Artisans. Ils naissent seulement capables de le devenir. Ce n'est qu'à force de travail qu'ils s'élevent au point de perfection qu'ils peuvent atteindre.

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Pour ce qui concerne la Proportion, c’est-à-dire la Symmetrie ou correspondance du Tout avec ses parties, c’est une chose facile, et à la portée de tous les esprits : ce qui fait que l’ignorance est sans excuse, parce qu’on peut l’acquerir presque sans peine, et mesmes par une estude entierement mechanique : mais le seul moyen de parvenir à sa perfection, et d’en avoir une connoissance bien esclairée, c’est d’aller par le chemin de la Geométrie, qui est la source de tous les Arts. […]

Quotation

Les beaux effets de lumiere, & un éclat de jour que l’on voit au haut d’une montagne qui semble veritablement éclairée du Soleil ne paroistroient ny si vrays ny si agreables, s’il [ndr : Titien] n’eust  ménagé les couleurs les plus claires ; ou s’il les eust répanduës également dans tout son tableau. Aussi ce sont ces coups de maistre qui sont dans un ouvrage ce qu’on nomme le precieux ; il ne doit y avoir guere de ces richesses, & mesme comme bien souvent ce n’est pas une petite perfection à un Orateur de sçavoir supprimer beaucoup de choses. {Plin. lib 7. epist. 6.} […]

Quotation

[…] La beauté ne consiste point dans les parures, & dans les ornemens. Un peintre ne doit pas s’arrester aux petits ajustements, sur tout dans les sujets d’histoires, où il pretend representer quelque chose de grand & d’heroïque. Il y doit faire paroistre de la grandeur, de la force, & de la noblesse, mais rien de petit & de delicat, ny de trop recherché. Il est des ouvrages de Peinture, comme de ceux de Poësie. Il ne faut pas qu’il paroisse que l’ouvrier ait pris plus de plaisir à se satisfaire luy-mesme, & à faire connoistre le jeu de son esprit & la delicatesse de son pinceau qu’à considerer le merite de son sujet. Quintilien blame Ovide de cette trop grande délicatesse.

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Wat het woord Analogie belanght, eenighe hebben ’t woord analogie, seght A. Gellius {Noct. Attic. Lib. ii. Cap.24.}, in ’t Latijn Proportie ghenaemt. Soo schijnt oock den gheleerden Quintilianus de selvighe benaeminghe niet quaed te vinden; die ’t woord Analogie nu onlanghs uyt het Griecksch in ’t Latijn hebben overgeset, seght hy {Lib. L. orat. instit. Cap.6.}, noemen ’t een Proportie. (...) Ten eynde dan dat wy ons selven niet al te langhe met een al te sinnelicke oversettinghe van dese dry woorden souden bekommeren, soo sullen wy ’t hier by laeten blijven, dit maer alleenlick daer by voeghende, dat de Schilder-konstenaers dese woorden Analogie ende Harmonie schijnen ontleent te hebben van die Proportie dewelcke by de Tel-konstenaers en de Singh-konstenaers wordt waerghenomen; want dese Analogie ofte Proportie en is anders niet dan een sekere ghetal-wet, nae welckers voorschrift de Konstenaers alle haere wercken aenstellen.

Quotation

Pour ce qui concerne la Proportion, c’est-à-dire la Symmetrie ou correspondance du Tout avec ses parties, c’est une chose facile, et à la portée de tous les esprits : ce qui fait que l’ignorance est sans excuse, parce qu’on peut l’acquerir presque sans peine, et mesmes par une estude entierement mechanique : mais le seul moyen de parvenir à sa perfection, et d’en avoir une connoissance bien esclairée, c’est d’aller par le chemin de la Geométrie, qui est la source de tous les Arts. […]

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Et qui ne sçait comme tout le monde à reconnu Michel-Ange pour incomparable dans toutes les trois parties, d’Architecture, Sculpture & Peinture ? Et comme personne n’a jamais mieux enseigné que luy à reconnoistre par l’ongle la grandeur du Lion ? Ex ungue Leonem. Il est vray que luy-mesme vouloit ceder la palme à Albert Durer, comme à celuy qui luy avoit tracé le chemin, dans lequel son seul avantage venoit des statuës Grecques & des antiques de Rome, dont il transportoit les ornemens & les artifices sur ses ouvrages, ce que la demeure de l’autre en Allemagne ne luy permettoit pas de faire. Ils ont pourtant esté repris tous deux du mesme deffaut qu’on reprochoit à Demetrius, d’avoir negligé par trop de rendre leurs ouvrages agreables, pourveu qu’ils fussent fort semblables, ne se souciant que d’aller apres le naturel ; nam Demetrius tanquam nimius in eo reprehenditur, & fuit similitudinis quam pulchritudinis amantior.

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Hier toe souden wy seer vele te segghen hebben, 't en waer sacke dat wy het meer hooghnoodigh achten op 't ghene wy van te vooren aangheroert hebben wat meer aen te dringhen; dat naemelick die dinghen de welcke in d'uytnemenste Konstenaers voor de beste worden ghekeurt, bynae on-nae-volghelick sijn; 't verstandt, d'uytvindenskracht, die men d'inventie noemt, d'onbedwonghen ghemackelickheydt in 't wercken, en al wat ons door de regelen der Konste niet en kan worden ingheplant.{Quint. X.2} Soo is ons oock dese moeyelickheydt alhier meest van allen dienstigh; overmidts ons de bedenckinghe deser moeyelickheydt tot meerder aendacht verweckt; soo dat wy nu d'uytnemende Konstenaers vry wat naerder beginnen te verstaen, niet meer over haere wercken gaene met een achteloose opmerckinghe, maer wy slaen onse ooghen aendachtighlick op elck bysondere deel haerer wercken, ende wy begrijpen d'over-groote kracht haerer deughden voornaemelick daeruyt, dat het ons onmoghelick is de selvighe nae te volghen.{Quint. X. 5}

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Alhoewel nu d’oude Meesters haere Leerlingen met een seker opsicht verscheydenlick aenghinghen, nochtans stelden sy hun daghelicks de menighvuldighe exempelen van de waere ende onvervalschte Konst sonder eenigh onderscheyd voor ooghen. Het en is niet ghenoeg dat de Schilders en Beeld-snijders met woorden uytdrucken hoedaenigh de verwen en linien moeten sijn; maer ’t meest profijt is daer uyt te raepen, datmen haere maniere van Schilderen en snijden teghenwoordighlick aanschout seght Dio Chrysost. Orat. XVIII. Allerley leerstucken worden bequaemelick ingheplant en lichtelick ghevat door ’t behulp der exempelen, seght Columella Lib. XI De re rust. Cap. I. d’Exempelen maecken ons op ’t aller gemackelickste wijs wat wy behooren nae te volghen en te vermijden, segt Seneca Rhetor. Lib. IX. Controv. 2. De leeringhe diemen uyt de regulen haelen moet, valt langh ende verdrietigh; ’t onderwijs daarenteghen ’t welck men uyt d’exempelen treckt, is kort en krachtigh seght Seneca Philosophus Epist. VI. Dan bevinden wy dat onsen arbeyd profijtelick aenghewendt is, als de proef-stucken met de regulen over een stemmen seght Quintilianus Lib. XII Cap. 6.

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Or il faut être né avec du génie pour inventer, & l'on ne parvient même qu'à l'aide d'une longue étude à bien inventer. Un homme qui invente mal, qui produit sans jugement, ne mérite pas le nom d'Inventeur. [...] Les regles qui sont déja réduites en méthode, sont des guides qui ne montrent le chemin que de loin, & ce n'est qu'avec le secours de l'expérience, que les génies les plus heureux apprennent d'elles comment il faut appliquer dans la pratique leurs maximes succinctes & leurs préceptes trop géneraux. Soïez toujours pathétiques, disent ces regles, & ne laissez lamais languir vos spectateurs, ni vos auditeurs.  

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Mais un autre eloge que Pline donne à Parrhasius, d’avoir le premier enrichy la peinture de la Symmetrie, ou de cette proportion que doivent avoir les parties entr’elles, & eu esgard à leur tout ; me donne un nouveau sujet de dire qu’il n’a point eu de semblables dans le dernier siecle, si nous n’attribuons cét honneur à Albert Durer, & à Michel-Ange Buonarotte. En effet, Quintilien adjouste que Parrhasius sceut si bien donner les regles de cette symmetrie, & prescrire ce qu’il falloit observer pour cela, qu’on le nommoit ordinairement le Legislateur, tous ceux son mestier tenant alors pour constant que la figure des Dieux & des Heros ne pouvoit estre bien representée que sur le modele qu’il en avoit laissé. Et qui ne sçait comme tout le monde à reconnu Michel-Ange pour incomparable dans toutes les trois parties, d’Architecture, Sculpture & Peinture ? Et comme personne n’a jamais mieux enseigné que luy à reconnoistre par l’ongle la grandeur du Lion ? Ex ungue Leonem. Il est vray que luy-mesme vouloit ceder la palme à Albert Durer, comme à celuy qui luy avoit tracé le chemin, dans lequel son seul avantage venoit des statuës Grecques & des antiques de Rome, dont il transportoit les ornemens & les artifices sur ses ouvrages, ce que la demeure de l’autre en Allemagne ne luy permettoit pas de faire. Ils ont pourtant esté repris tous deux du mesme deffaut qu’on reprochoit à Demetrius, d’avoir negligé par trop de rendre leurs ouvrages agreables, pourveu qu’ils fussent fort semblables, ne se souciant que d’aller apres le naturel ; nam Demetrius tanquam nimius in eo reprehenditur, & fuit similitudinis quam pulchritudinis amantior.

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Van dien tijd af sach men de Konst daghelicks toenemen; soo datter in ’t ghelaet, in ’t gebaer, in de gantsche ghestaltenisse der Schilderyen een sekere Actie ofte bedrijvenskracht beghost uyt te blijcken. Daer en is gheen sonderlinghe bevalligheyd in een opgherecht lichaem te vinden, seght Quintilianus {Lib. ii. Cap. 13.}, het aenghesicht behoort naemelick t’onswaerd ghewendt te sijn, de armen nederwaerds hanghende, de beenen t’saemen ghevoeght, en het gantsche werck moet van boven tot beneden een onbeweghelicke stijvigheyd behouden. d’Ombuyginghe, ende om soo te spreken, het roersel gheven de naegeboetste dinghen een sekere Actie ofte bedrijf. Dus worden de handen niet altijd op eenerley wijse ghemaeckt, en ’t aenghesicht heeft duysend verscheydene vertooninghen. Eenighe lichaemen sijn ghestelt tot het loopen ende om eenigh ander gheweld te bewijsen: Eenighe sietmen sitten, eenighe nederligghen: Eenighe sijn moedernaeckt, eenighe ghekleedt, eenighe half naeckt en half ghekleedt. Wat isser doch soo verdraeyt ende bearbeyt als Myrons schijf-werper, die eertijds Discobolos wierd ghenaemt. Oversulcks plaghten oock dieghene, dien dit stuck werck niet wel aen en stond, gheoordeelt te worden gantsch gheen verstand van de Konst te hebben, ghemerckt yeder een bekent stond, dat de moeyelicke seldsaemheyd deses beelds den hoogsten lof verdiende. Gelijck wy dan sien dat het roersel een van de ghewighstighste punten is, diemen in dese Konst moet waernemen; soo en is het mijnes dunckens, niet swaer den ghebaenden wegh daertoe uyt te vinden. Wy behoeven maer alleen onse oogen op de nature te slaen, en haere voetstappen naerstighlick te volghen.

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De Schilderye een stille-swyghende werck, ende altijds den selvighen schijn houdende, seght hy {Lib. XI. Cap.3}, dringht soo diep in de binnenste beweginghen onses ghemoedts, dat se menighmael de kracht der wel sprekenheydt selver schijnt te boven te gaen.

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Dit is dan dese naeboetsinghe, die men ghemeyndelick d'Imitatie noemt, uyt welcke de Teycken-Konst, de Schilder-Konst, de Giet-Konst en al 'andere Konsten van desen aerd voord-spruyten. Oock so is 't dat dese Imitatie van Philostratus {in proaemio Iconum} genaemt wordt een seer oude vont ende met de Nature selver wonderlick wel overeen komende. […]Oock soo en moghen wy in 't minste niet eens twijfelen of 't grootste deel der Konsten, ghelijck den selvighen Quintilianus elders {orat. Instit. Lib. X. cap. 2} steunt op d'imitatie, jae dat noch meer is, 't gantsche belydt onses levens bestaet daerin dat wy altijdt vaerdighlick naetrachten, 't ghene wy in andere hoogh achten.

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Staet ons dan alhier naeuw te letten op dese woorden van Quintilianus, daer en is nerghens yet, seght hy {orat. Instit. Lib. 10, cap. 2}, welcke door enckele imitatie toe neemt: ende indien het ongheoorloft waere gheweest tot hetgene ghevonden was yet-wat toe te voeghen, wy en souden als noch anders gheen Schilder-konst hebben dan die d'uytersterste linien van de schaduwe der lichaemen nae-treckt. Slaat uwe ooghen waer-waerd ghy wilt, nochtans houdt ick my selven daervan ver-sekert, dat ghy nerghens eenighe konsten sult ontmoeten die sich binnen d'enge palen haere eerster beginselen ghehouden hebben.

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Those who have most refined, and criticiz’d upon Technical notions, seem to distinguish what we commonly name Sculpture into three several Arts ; and, to attribute specifical differences to them all ; For there is, besides Sculptura (as it relates to Chalcography) Scalptura (so Diomedes) and Cælatura ; both which, according to Quintilian, differ from the first ratione materiæ.

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Il ne serait pas moins téméraire de décider la question sur ce que nos tableaux ne sont point ces effets prodigieux que les tableaux des anciens peintres ont fait quelquefois ; suivant les apparences, les récits des Ecrivains qui nous racontent ces effets sont exagérez, & nous ne savons pas même ce qu'il en faudrait rabattre pour les réduire à l'exacte vérité. Nous ignorons quelle part de la nouveauté de l'art de la Peinture peut avoir euë dans l'impression qu'on veut que certains tableaux aïent fait sur les Spectateurs. Les premiers tableaux, quoique grossiers, ont dû paroître des ouvrages divins. L'admiration pour un art naissant, fait tomber aisément dans l'exagération ceux qui parlent de ses productions ; & et la tradition en recueillant ces récits outrez, aime encore les rendre plus merveilleux qu'elle ne les a reçus. On trouve même dans les Ecrivains anciens des choses impossibles données pour vraies, & des choses ordinaires traitées de prodiges. […]
Enfin on ne sçaurait donner une idée un peu précise des tableaux à ceux qui ne les ont pas vus absolument, & qui ne connaissent pas la manière du Peintre qui les a faits, que par voies de comparaison. […]
Les Ecrivains modernes qui ont traité de la peinture antique, nous rendent plus sçavans, sans nous rendre plus capables de juger la question de la supériorité des Peintres de l'antiquité sur les Peintres modernes. Ces Ecrivains se sont contentez de ramasser les passages des Auteurs anciens qui parlent de la peinture & de les commenter en Philologues, sans les expliquer par l'examen de ce que nos Peintres font de nos jours, & même sans appliquer ces passages aux morceaux de la peinture antique qui subsistent encore. Je pense donc que pour se former une idée aussi distincte de la peinture antique qu'il soit possible de l'avoir, il faut considérer séparément ce que nous pouvons sçavoir de certain sur la composition, sur l'expression & sur le coloris des Peintres de l'antiquité.     
[…] Quant à la composition Pittoresque, il faut avoüer que dans les monumens qui nous restent, les Peintres anciens ne paroissent pas superieurs, ni même égaux à Raphaël, à Rubens, à Paul Véronèse, ni à M. Le Brun. […]
Quant à la composition Poëtique, les anciens se piquoient beaucoup d'exceller dans ses inventions, & comme ils étoient grands dessinateurs, ils avoient toutes sortes de facilité pour y réussir. Pour donner une idée du progrès  que les anciens avoient faits dans cette partie de la peinture qui comprend le grand art des expressions, nous rapporterons ce qu'en disent les Ecrivains de l'antiquité. De toute les parties de la peinture, la composition Poëtique est celle dont il est le plus facile de donner une idée avec des paroles. C'est celle qui se décrit le mieux.
[…]
Comme le temps a éteint les couleurs, & confondu les nuances dans les fragmens qui nous restent de la peinture antique faite au pinceau, nous ne sçaurions juger à quel point les Peintres de l'antiquité ont excellé dans le coloris, ni s'ils ont égalé ou surpassé les grands Maîtres de l'Ecole Lombarde dans cette aimable partie de la peinture.[…] On ne sçaurait décider notre question sur des récits. Il faut pour la juger, avoir des pièces de comparaison. Elles nous manquent. 
On ne sçauroit former un préjugé contre le coloris des anciens, de ce qu'ils ignoroient l'invention de détremper les couleurs avec de l'huile […]
Quant au clair-obscur & à la distribution enchanteresse des lumières & des ombres, ce que Pline &  les autres Ecrivains de l'antiquité en disent, est si positif, leurs récits sont si bien circonstanciez & si vrai-semblables, qu'on ne sçauroit disconvenir que les anciens n'égalassent du moins dans cette partie de l'Art, les plus grands peintres modernes. Les passages de ces Auteurs que nous ne comprenions pas bien, quand les Peintres modernes ignoroient encore quel prestige on peut faire avec le secours de cette magie, ne sont plus si embroüillez & si difficiles, depuis que Rubens, ses Eleves, Polidore de Caravage, & d'autres Peintres les ont expliquez bien mieux, les pinceaux à la main, que les commentateurs les plus érudits ne le pouvoient faire dans des livres. 
[…] je dis, que les Peintres qui ont travaillé depuis la renaissance des Arts, que Raphaël & ses contemporains n'ont point eu aucun avantage sur nos Artisans. Ces derniers sçavent toutes les couleurs dont les premiers se sont servis. 

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[...] want Zeuxis plaght de ghedeelten des lichaems wat meer toe te gheven, en de selvighe grooter te maecken; achtende dat de staetelickheyd ende Majesteyt sijner beelden door die middel vermeerdert wierd.

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Van dien tijd af sach men de Konst daghelicks toenemen; soo datter in ’t ghelaet, in ’t gebaer, in de gantsche ghestaltenisse der Schilderyen een sekere Actie ofte bedrijvenskracht beghost uyt te blijcken. Daer en is gheen sonderlinghe bevalligheyd in een opgherecht lichaem te vinden, seght Quintilianus {Lib. ii. Cap. 13.}, het aenghesicht behoort naemelick t’onswaerd ghewendt te sijn, de armen nederwaerds hanghende, de beenen t’saemen ghevoeght, en het gantsche werck moet van boven tot beneden een onbeweghelicke stijvigheyd behouden. d’Ombuyginghe, ende om soo te spreken, het roersel gheven de naegeboetste dinghen een sekere Actie ofte bedrijf. Dus worden de handen niet altijd op eenerley wijse ghemaeckt, en ’t aenghesicht heeft duysend verscheydene vertooninghen. Eenighe lichaemen sijn ghestelt tot het loopen ende om eenigh ander gheweld te bewijsen: Eenighe sietmen sitten, eenighe nederligghen: Eenighe sijn moedernaeckt, eenighe ghekleedt, eenighe half naeckt en half ghekleedt. Wat isser doch soo verdraeyt ende bearbeyt als Myrons schijf-werper, die eertijds Discobolos wierd ghenaemt. Oversulcks plaghten oock dieghene, dien dit stuck werck niet wel aen en stond, gheoordeelt te worden gantsch gheen verstand van de Konst te hebben, ghemerckt yeder een bekent stond, dat de moeyelicke seldsaemheyd deses beelds den hoogsten lof verdiende. Gelijck wy dan sien dat het roersel een van de ghewighstighste punten is, diemen in dese Konst moet waernemen; soo en is het mijnes dunckens, niet swaer den ghebaenden wegh daertoe uyt te vinden. Wy behoeven maer alleen onse oogen op de nature te slaen, en haere voetstappen naerstighlick te volghen.

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Dès que l'attrait principal de la Poësie & de la Peinture, dès que le pouvoir qu'elles ont pour nous émouvoir & pour nous plaire vient des imitations qu'elles sçavent faire des objets capables de nous interresser : la plus grande imprudence que le Peintre ou le Poëte puissent faire, c'est de prendre pour l'objet principal de leur imitation des choses que nous regarderions avec indifference dans la nature : c'est d'emploïer leur Art à nous représenter des actions qui ne s'attireroient qu'une attention médiocre si nous les voïions veritablement. Comment serons-nous touchez par la copie d'un original incapable de nous affecter ? Comment serons-nous attachez par un tableau qui représente un villageois passant son chemin en conduisant deux bêtes de somme, si l'action que ce tableau imite ne peut pas nous attacher ? [...] L'imitation ne sçauroit donc nous émouvoir quand la chose imitée n'est point capable de le faire. Les sujets que Teniers, Wowermans & les autres Peintres de ce genre ont représentez, n'auroient obtenu de nous qu'une attention très-legere. Il n'est rien dans l'action d'une fête de village ou dans les divertissemens ordinaires d'un corps de garde qui puisse nous émouvoir. Il s'ensuit donc que l'imitation de ces objets peut bien nous amuser durant quelques momens, qu'elle peut bien nous faire applaudir aux talens que l'ouvrier avoit pour l'imitation, mais elle ne sçauroit nous toucher.

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Pour ce qui concerne la Proportion, c’est-à-dire la Symmetrie ou correspondance du Tout avec ses parties, c’est une chose facile, et à la portée de tous les esprits : ce qui fait que l’ignorance est sans excuse, parce qu’on peut l’acquerir presque sans peine, et mesmes par une estude entierement mechanique : mais le seul moyen de parvenir à sa perfection, et d’en avoir une connoissance bien esclairée, c’est d’aller par le chemin de la Geométrie, qui est la source de tous les Arts. […]

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Et qui ne sçait comme tout le monde à reconnu Michel-Ange pour incomparable dans toutes les trois parties, d’Architecture, Sculpture & Peinture ? Et comme personne n’a jamais mieux enseigné que luy à reconnoistre par l’ongle la grandeur du Lion ? Ex ungue Leonem. Il est vray que luy-mesme vouloit ceder la palme à Albert Durer, comme à celuy qui luy avoit tracé le chemin, dans lequel son seul avantage venoit des statuës Grecques & des antiques de Rome, dont il transportoit les ornemens & les artifices sur ses ouvrages, ce que la demeure de l’autre en Allemagne ne luy permettoit pas de faire. Ils ont pourtant esté repris tous deux du mesme deffaut qu’on reprochoit à Demetrius, d’avoir negligé par trop de rendre leurs ouvrages agreables, pourveu qu’ils fussent fort semblables, ne se souciant que d’aller apres le naturel ; nam Demetrius tanquam nimius in eo reprehenditur, & fuit similitudinis quam pulchritudinis amantior.

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C'est en vain qu'un pareil sujet fait son apprentissage sous le meilleur maître, il ne sçauroit faire dans une pareille école les mêmes progrès qu'un homme de génie fait dans l'école d'un maître médiocre. Celui qui enseigne, comme le dit Quintilien, ne sçauroit communiquer à son disciple le talent de produire & l'art d'inventer, qui font le plus grand mérite des Peintres & des Orateurs. [...] Le Peintre peut donc faire part des secrets de sa pratique, mais il ne sçauroit faire part de ses talens pour la composition & pour l'expression. Souvent même l'Eleve dépourvu du génie, ne peut atteindre la perfection où son maître est parvenu dans la mécanique de l'art. L'imitateur servile doit demeurer au-dessous de son modele, parce qu'il joint ses propres défauts aux défauts de celui qu'il imite. D'ailleurs si le maître est homme de génie, il se dégoûte bien-tôt d'enseigner un pareil sujet. Il est au supplice quand il voit que son éleve n'entend qu'avec peine ce qu'il comprenoit d'abord, lorsque lui-même il étoit Eleve. [...]
On ne trouve rien de nouveau dans les compositions des peintres sans génie, on ne voit rien de singulier dans leurs expressions. Ils sont si stériles qu'après avoir long-temps copié les autres, ils en viennent enfin à se copier eux-mêmes ; & quand on sçait le tableau qu'ils ont promis, on devine la plus grande partie des figures de l'ouvrage.

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Alhoewel nu d’oude Meesters haere Leerlingen met een seker opsicht verscheydenlick aenghinghen, nochtans stelden sy hun daghelicks de menighvuldighe exempelen van de waere ende onvervalschte Konst sonder eenigh onderscheyd voor ooghen. Het en is niet ghenoeg dat de Schilders en Beeld-snijders met woorden uytdrucken hoedaenigh de verwen en linien moeten sijn; maer ’t meest profijt is daer uyt te raepen, datmen haere maniere van Schilderen en snijden teghenwoordighlick aanschout seght Dio Chrysost. Orat. XVIII. Allerley leerstucken worden bequaemelick ingheplant en lichtelick ghevat door ’t behulp der exempelen, seght Columella Lib. XI De re rust. Cap. I. d’Exempelen maecken ons op ’t aller gemackelickste wijs wat wy behooren nae te volghen en te vermijden, segt Seneca Rhetor. Lib. IX. Controv. 2. De leeringhe diemen uyt de regulen haelen moet, valt langh ende verdrietigh; ’t onderwijs daarenteghen ’t welck men uyt d’exempelen treckt, is kort en krachtigh seght Seneca Philosophus Epist. VI. Dan bevinden wy dat onsen arbeyd profijtelick aenghewendt is, als de proef-stucken met de regulen over een stemmen seght Quintilianus Lib. XII Cap. 6.

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{Opmerking over de Volg-Konst.} Staet oock noch voor af, aen te mercken datmen de Kinderen door de Konst van navolgingh of nabotsingh tot alles dat de Schilder-Konst aengaet, kan aenleyden, want dewijl het onmogelijck is alles dat de Teycken-kunde vermagh te doen, in ‘t bysonder voor te schrijven, soo brenght de Volgh-kunst, de Teycken-kunde een bysondere algemeene hulpe toe. Waer vintmen doch eenen Schilder (seyt Quintilianus), die alles ’t gene inde natuere voorvalt, heeft leeren af-teyckenen, nochtans en vint een konstigh Meester die de rechte maniere van navolgingh heeft, sich noyt verlegen, alles wat hem voorkomt, aerdigh af te beelden. Na datwe dan nu de Jonge Leerlingen, volgens d’onderwijsinge vande kleyne begintselen hebben leeren aen stoelen en bancken gaen, en datse door de eerse wijse van doen, het beginstel van navolgingh hebben verkreghen, soo moet men haer seer neerstigh en langhe besigh houden in het na-teyckenen van goede, welgehandelde en uytvoerighe Teyckeningen, welcke wy oordeelen veel nutter en bequamer te zijn dan eenige Print-kunst; {Teyckenen na Teyckeningen seer nut.} de reden daer van is om datse in een goede Teyckeningh niet alleen en sien de schickinghe, vaste Teyckeningh, verstandighe witheydt der omtrecken, dagh en schaduwe, toetsen en hooghsels, maer sy sien daer met eenen oock de maniere van handelinghe en Teyckenachtighen aert, ’t welcke sy in een Print niet en sien, en by gevolgh daer oock niet uyt leeren konnen, dan met langen tijdt en grooten verdrietigen arbeyt, sonder dickwils een vaste maniere te bekomen, maer maecken dat hunne dingen nu sus, dan soo, luck raeck, komen uyt te vallen.

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{Opmerking over de Volg-Konst.} Staet oock noch voor af, aen te mercken datmen de Kinderen door de Konst van navolgingh of nabotsingh tot alles dat de Schilder-Konst aengaet, kan aenleyden, want dewijl het onmogelijck is alles dat de Teycken-kunde vermagh te doen, in ‘t bysonder voor te schrijven, soo brenght de Volgh-kunst, de Teycken-kunde een bysondere algemeene hulpe toe. Waer vintmen doch eenen Schilder (seyt Quintilianus), die alles ’t gene inde natuere voorvalt, heeft leeren af-teyckenen, nochtans en vint een konstigh Meester die de rechte maniere van navolgingh heeft, sich noyt verlegen, alles wat hem voorkomt, aerdigh af te beelden. Na datwe dan nu de Jonge Leerlingen, volgens d’onderwijsinge vande kleyne begintselen hebben leeren aen stoelen en bancken gaen, en datse door de eerse wijse van doen, het beginstel van navolgingh hebben verkreghen, soo moet men haer seer neerstigh en langhe besigh houden in het na-teyckenen van goede, welgehandelde en uytvoerighe Teyckeningen, welcke wy oordeelen veel nutter en bequamer te zijn dan eenige Print-kunst; {Teyckenen na Teyckeningen seer nut.} de reden daer van is om datse in een goede Teyckeningh niet alleen en sien de schickinghe, vaste Teyckeningh, verstandighe witheydt der omtrecken, dagh en schaduwe, toetsen en hooghsels, maer sy sien daer met eenen oock de maniere van handelinghe en Teyckenachtighen aert, ’t welcke sy in een Print niet en sien, en by gevolgh daer oock niet uyt leeren konnen, dan met langen tijdt en grooten verdrietigen arbeyt, sonder dickwils een vaste maniere te bekomen, maer maecken dat hunne dingen nu sus, dan soo, luck raeck, komen uyt te vallen.

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Soo is dan de verbeteringhe den eenighen wegh tot de volmaecktheyd; en ’t wordt niet sonder reden staende ghehouden, dat het penceel de Konste soo wel met het uytstrijcken als met het aenstrijcken dienst doet. De verbeteringhe, seght Quintilianus {Lib. X, Cap. 4}, bestaet in ’t toevoeghen, in ’t aftrecken, in ’t veranderen. Het toevoeghen en ’t aftrecken is nerghens nae soo moeyelick, dies plaght sich oock een slecht eenvoudigh oordeel daer in wel genoegh te quijten: ’t Vereyscht daerenteghen dubbelen arbeyd de swellende dinghen te neder te legghen, de sinckende dinghen op te heffen, de verwendelick uytweykende dinghen in te binden, d’onordentelicke dinghen in haere rechte plaetse te herstellen, d’onachtesaemelick verspreydende dinghen aen makander te verknoopen, d’overlustighe dinghen te bedwinghen; want wy moeten niet alleen verwerpen wat ons in ’t eerste wel bevel, maer wy moeten oock uytvinden wat ons van te vooren niet eens in den sin quam. Soo is het oock onghetwijffelt d’aller bequamste maniere van verbetering datmen d’eerste teykeningh voor ettelicken tijd aen d’eene sijde stellen, om ’t werck nae sulcken verpoosinghe wederom in de hand te nemen alsof het yet nieus en van een ander voordghebraght was: Andersins hebben wy te vreesen dat wy op onse versche inventie, als op een nieu gheboren vrucht, al te seer versot sullen blijven.

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Dit is dan dese naeboetsinghe, die men ghemeyndelick d'Imitatie noemt, uyt welcke de Teycken-Konst, de Schilder-Konst, de Giet-Konst en al 'andere Konsten van desen aerd voord-spruyten. Oock so is 't dat dese Imitatie van Philostratus {in proaemio Iconum} genaemt wordt een seer oude vont ende met de Nature selver wonderlick wel overeen komende. […]Oock soo en moghen wy in 't minste niet eens twijfelen of 't grootste deel der Konsten, ghelijck den selvighen Quintilianus elders {orat. Instit. Lib. X. cap. 2} steunt op d'imitatie, jae dat noch meer is, 't gantsche belydt onses levens bestaet daerin dat wy altijdt vaerdighlick naetrachten, 't ghene wy in andere hoogh achten.

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Het andere ’t welck Plinius in desen Pamphilus aenmerckt, is dat sijne scholieren tien jaeren aen hem verbonden bleven; hy socht den goeden naeme sijner schole boven alle dinghen te behouden, niet willende dat de leerkinderen souden bestaen te vlieghen eerse vleughelen hadden; dies plaght hy se ontrent de teycken-Konst en andere noodsaeckelicke gronden vry wat langhe besigh te houden, sonder te lijden dat sy door eenighe onbesuyste goed-dunckenheyd de hand te vroegh an ’t verwen souden slaen. Wy en souden dese voorsichtigheyd der ouder Meesters niet hebben aengheroert, ’t en waer saecke dat vele hedensdaeghsche Meesters gantsch verkeerdelick te werck ginghen, door een eerghierighe haestigheyd beghinnende met het ghene laetst behoort te sijn, seght Quintilianus {Lib. I. orat. instit. Cap. 4}, want sy den waeren voortghang haerer Leerlingen grotelicks verhinderen, wanneer sy de selvige maer alleen ontrent schijn-schickelicke dinghen ten toone soecken te stellen.

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[...] so schijnt daer anders niet overigh te sijn, dan dat wy een weynigh souden overlegghen door wat middel dese Gratie te bekomen is. Het is wel waer dat wy de selvighe niet en durven aen enige sekere Konst-regulen verbinden, vermits Tullius en Quintilianus oordeelen dat sulcks t’eenemael onmogelick is, nochtans achten wy, dat, alhoewelmen dese Gratie voor gheen volmaecktheyd der blooter Konste magh houden, datse evenwel een vrucht der Konste is, voor soo vele sich de volmaeckte Konste besig hout ontrent het gene met onse nature aller best over een komt. Soo moeten dan de Konst ende nature dese bevallicheyt t’saementlick opmaecken, dies is het oock van noode dat wy de volmaecktheyd der Konste voorsichtighlick ontrent het gene soecken aen te legghen, daer toe wy van naturen allermeest sijn gheneghen. Ieder een die sich redelicker wijse op dese Konsten verstaet, soeckt altijd doende te sijn. Alhoewel het oversculcks waerschijnelick is dat sich een goedt Konstenaer wel, of ten minsten verdraeghelicker wijse, quijten sal in ’t gene hy ter hand treckt; nochtans is het seker dat hy de waere kracht deser bevalligheyd op ’t aller ghemackelickste sal treffen, wanneer hy d’uytnemenheyd sijner Konste niet en hangt aen soodaenige dinghen daer hy eenen afkeer van heeft, of die lof-hertighlick van hem begheert worden, maer liever aen soodaenighe dingen die een heymelicke ghemeynschap hebben met de bysondere toegheneyghtheyt sijner nature.

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{Opmerking over de Volg-Konst.} Staet oock noch voor af, aen te mercken datmen de Kinderen door de Konst van navolgingh of nabotsingh tot alles dat de Schilder-Konst aengaet, kan aenleyden, want dewijl het onmogelijck is alles dat de Teycken-kunde vermagh te doen, in ‘t bysonder voor te schrijven, soo brenght de Volgh-kunst, de Teycken-kunde een bysondere algemeene hulpe toe. Waer vintmen doch eenen Schilder (seyt Quintilianus), die alles ’t gene inde natuere voorvalt, heeft leeren af-teyckenen, nochtans en vint een konstigh Meester die de rechte maniere van navolgingh heeft, sich noyt verlegen, alles wat hem voorkomt, aerdigh af te beelden. Na datwe dan nu de Jonge Leerlingen, volgens d’onderwijsinge vande kleyne begintselen hebben leeren aen stoelen en bancken gaen, en datse door de eerse wijse van doen, het beginstel van navolgingh hebben verkreghen, soo moet men haer seer neerstigh en langhe besigh houden in het na-teyckenen van goede, welgehandelde en uytvoerighe Teyckeningen, welcke wy oordeelen veel nutter en bequamer te zijn dan eenige Print-kunst; {Teyckenen na Teyckeningen seer nut.} de reden daer van is om datse in een goede Teyckeningh niet alleen en sien de schickinghe, vaste Teyckeningh, verstandighe witheydt der omtrecken, dagh en schaduwe, toetsen en hooghsels, maer sy sien daer met eenen oock de maniere van handelinghe en Teyckenachtighen aert, ’t welcke sy in een Print niet en sien, en by gevolgh daer oock niet uyt leeren konnen, dan met langen tijdt en grooten verdrietigen arbeyt, sonder dickwils een vaste maniere te bekomen, maer maecken dat hunne dingen nu sus, dan soo, luck raeck, komen uyt te vallen.

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De Parerga ofte overwercken sijn dinghen die tot het werck worden toeghevoeght om het selvige te vercieren, seght Quintil. II.3. Plinius geeft ons het selvighe mede te verstaen; Als Protogenes t’Athenen int Kerck-poortael van Minervas tempel het vermaerde Schip Paralus schilderde, seght hy {Lib. xxxv. Cap.10.}, met t’saemen een ander Schip het welck Hemionis geheeten wirt, soo heeft hy noch ettelicke kleyne Galeyen, onder die dingen toegevoegt, de welcke van de Schilders Parerga worden ghenaemt. […] Philostratus {Iconum Lib. I. in Piscatorib.} schijnt sodaenighe toevoeghsels in een tafereel de sauce der Schilderije ghenaemt te hebben. Maer aenghesien vele Konstenaers dese en dierghelijcke overwercken menighmael haestighlick en met een lichte hand plaghten af te klaeren, soo ist dat wy de selvighe heel selden met eenen aendachtigen ernst besichtighen:

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Les génies les plus heureux ne naissent pas de grands Artisans. Ils naissent seulement capables de le devenir. Ce n'est qu'à force de travail qu'ils s'élevent au point de perfection qu'ils peuvent atteindre.

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Soo is dan de verbeteringhe den eenighen wegh tot de volmaecktheyd; en ’t wordt niet sonder reden staende ghehouden, dat het penceel de Konste soo wel met het uytstrijcken als met het aenstrijcken dienst doet. De verbeteringhe, seght Quintilianus {Lib. X, Cap. 4}, bestaet in ’t toevoeghen, in ’t aftrecken, in ’t veranderen. Het toevoeghen en ’t aftrecken is nerghens nae soo moeyelick, dies plaght sich oock een slecht eenvoudigh oordeel daer in wel genoegh te quijten: ’t Vereyscht daerenteghen dubbelen arbeyd de swellende dinghen te neder te legghen, de sinckende dinghen op te heffen, de verwendelick uytweykende dinghen in te binden, d’onordentelicke dinghen in haere rechte plaetse te herstellen, d’onachtesaemelick verspreydende dinghen aen makander te verknoopen, d’overlustighe dinghen te bedwinghen; want wy moeten niet alleen verwerpen wat ons in ’t eerste wel bevel, maer wy moeten oock uytvinden wat ons van te vooren niet eens in den sin quam. Soo is het oock onghetwijffelt d’aller bequamste maniere van verbetering datmen d’eerste teykeningh voor ettelicken tijd aen d’eene sijde stellen, om ’t werck nae sulcken verpoosinghe wederom in de hand te nemen alsof het yet nieus en van een ander voordghebraght was: Andersins hebben wy te vreesen dat wy op onse versche inventie, als op een nieu gheboren vrucht, al te seer versot sullen blijven.

Quotation

Mahler Eigenschaften, p. 149
Die Künste weren glückselig/ wann von denselben nur Kunstverständige urtheilen sollten/ sagt Quintilian: Weil aber die Mahlerey eine Sprache/ die ein jeder/ der Augen hat/ verstehen will/ so muß man sich an den Ignoranten Beurtheilung nicht kehre[n]/ und solches nicht anderst achten/ als ob einen ein Esel anschreyet. [...] 

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Hier toe souden wy seer vele te segghen hebben, 't en waer sacke dat wy het meer hooghnoodigh achten op 't ghene wy van te vooren aangheroert hebben wat meer aen te dringhen; dat naemelick die dinghen de welcke in d'uytnemenste Konstenaers voor de beste worden ghekeurt, bynae on-nae-volghelick sijn; 't verstandt, d'uytvindenskracht, die men d'inventie noemt, d'onbedwonghen ghemackelickheydt in 't wercken, en al wat ons door de regelen der Konste niet en kan worden ingheplant.{Quint. X.2} Soo is ons oock dese moeyelickheydt alhier meest van allen dienstigh; overmidts ons de bedenckinghe deser moeyelickheydt tot meerder aendacht verweckt; soo dat wy nu d'uytnemende Konstenaers vry wat naerder beginnen te verstaen, niet meer over haere wercken gaene met een achteloose opmerckinghe, maer wy slaen onse ooghen aendachtighlick op elck bysondere deel haerer wercken, ende wy begrijpen d'over-groote kracht haerer deughden voornaemelick daeruyt, dat het ons onmoghelick is de selvighe nae te volghen.{Quint. X. 5}

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Theo Samius heeft eertijdts, nae 't segghen van Quintil.{orat.instit. Lib. 12 cap. 10} boven andere Konstenaers in de verbeeldenskracht uyt-ghemuytet.

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Soo is dan de verbeteringhe den eenighen wegh tot de volmaecktheyd; en ’t wordt niet sonder reden staende ghehouden, dat het penceel de Konste soo wel met het uytstrijcken als met het aenstrijcken dienst doet. De verbeteringhe, seght Quintilianus {Lib. X, Cap. 4}, bestaet in ’t toevoeghen, in ’t aftrecken, in ’t veranderen. Het toevoeghen en ’t aftrecken is nerghens nae soo moeyelick, dies plaght sich oock een slecht eenvoudigh oordeel daer in wel genoegh te quijten: ’t Vereyscht daerenteghen dubbelen arbeyd de swellende dinghen te neder te legghen, de sinckende dinghen op te heffen, de verwendelick uytweykende dinghen in te binden, d’onordentelicke dinghen in haere rechte plaetse te herstellen, d’onachtesaemelick verspreydende dinghen aen makander te verknoopen, d’overlustighe dinghen te bedwinghen; want wy moeten niet alleen verwerpen wat ons in ’t eerste wel bevel, maer wy moeten oock uytvinden wat ons van te vooren niet eens in den sin quam. Soo is het oock onghetwijffelt d’aller bequamste maniere van verbetering datmen d’eerste teykeningh voor ettelicken tijd aen d’eene sijde stellen, om ’t werck nae sulcken verpoosinghe wederom in de hand te nemen alsof het yet nieus en van een ander voordghebraght was: Andersins hebben wy te vreesen dat wy op onse versche inventie, als op een nieu gheboren vrucht, al te seer versot sullen blijven.

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Daer uyt ontstaet het oock dat dieghene dewelcke met enckele verwen hebben gheschildert altijd eenighe verhooghinghen ende verdiepinghen ghebruycken; want het hun andersins onmoghelijck soude sijn de bysondere leden door haere bysondere linien t’onderscheyden, seght Quint. XI.3. Dus sien wy dat de Konstenaers allenthalven in haere wercken eenighe schaduwen ofte verdiepinghen te passe brenghen, ten eynde dat het ghene ’t welck in haere Schilderyen verhooght is, met meerder kracht moght uytsteken en d’oogen der aenschouwers selfs oock buyten het tafereel soude schijnen t’ontmoeten.

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Daer uyt ontstaet het oock dat dieghene dewelcke met enckele verwen hebben gheschildert altijd eenighe verhooghinghen ende verdiepinghen ghebruycken; want het hun andersins onmoghelijck soude sijn de bysondere leden door haere bysondere linien t’onderscheyden, seght Quint. XI.3. Dus sien wy dat de Konstenaers allenthalven in haere wercken eenighe schaduwen ofte verdiepinghen te passe brenghen, ten eynde dat het ghene ’t welck in haere Schilderyen verhooght is, met meerder kracht moght uytsteken en d’oogen der aenschouwers selfs oock buyten het tafereel soude schijnen t’ontmoeten.

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Daer uyt ontstaet het oock dat dieghene dewelcke met enckele verwen hebben gheschildert altijd eenighe verhooghinghen ende verdiepinghen ghebruycken; want het hun andersins onmoghelijck soude sijn de bysondere leden door haere bysondere linien t’onderscheyden, seght Quint. XI.3. Dus sien wy dat de Konstenaers allenthalven in haere wercken eenighe schaduwen ofte verdiepinghen te passe brenghen, ten eynde dat het ghene ’t welck in haere Schilderyen verhooght is, met meerder kracht moght uytsteken en d’oogen der aenschouwers selfs oock buyten het tafereel soude schijnen t’ontmoeten.

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Hier toe souden wy seer vele te segghen hebben, 't en waer sacke dat wy het meer hooghnoodigh achten op 't ghene wy van te vooren aangheroert hebben wat meer aen te dringhen; dat naemelick die dinghen de welcke in d'uytnemenste Konstenaers voor de beste worden ghekeurt, bynae on-nae-volghelick sijn; 't verstandt, d'uytvindenskracht, die men d'inventie noemt, d'onbedwonghen ghemackelickheydt in 't wercken, en al wat ons door de regelen der Konste niet en kan worden ingheplant.{Quint. X.2} Soo is ons oock dese moeyelickheydt alhier meest van allen dienstigh; overmidts ons de bedenckinghe deser moeyelickheydt tot meerder aendacht verweckt; soo dat wy nu d'uytnemende Konstenaers vry wat naerder beginnen te verstaen, niet meer over haere wercken gaene met een achteloose opmerckinghe, maer wy slaen onse ooghen aendachtighlick op elck bysondere deel haerer wercken, ende wy begrijpen d'over-groote kracht haerer deughden voornaemelick daeruyt, dat het ons onmoghelick is de selvighe nae te volghen.{Quint. X. 5}

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Het andere ’t welck Plinius in desen Pamphilus aenmerckt, is dat sijne scholieren tien jaeren aen hem verbonden bleven; hy socht den goeden naeme sijner schole boven alle dinghen te behouden, niet willende dat de leerkinderen souden bestaen te vlieghen eerse vleughelen hadden; dies plaght hy se ontrent de teycken-Konst en andere noodsaeckelicke gronden vry wat langhe besigh te houden, sonder te lijden dat sy door eenighe onbesuyste goed-dunckenheyd de hand te vroegh an ’t verwen souden slaen. Wy en souden dese voorsichtigheyd der ouder Meesters niet hebben aengheroert, ’t en waer saecke dat vele hedensdaeghsche Meesters gantsch verkeerdelick te werck ginghen, door een eerghierighe haestigheyd beghinnende met het ghene laetst behoort te sijn, seght Quintilianus {Lib. I. orat. instit. Cap. 4}, want sy den waeren voortghang haerer Leerlingen grotelicks verhinderen, wanneer sy de selvige maer alleen ontrent schijn-schickelicke dinghen ten toone soecken te stellen.

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{Opmerking over de Volg-Konst.} Staet oock noch voor af, aen te mercken datmen de Kinderen door de Konst van navolgingh of nabotsingh tot alles dat de Schilder-Konst aengaet, kan aenleyden, want dewijl het onmogelijck is alles dat de Teycken-kunde vermagh te doen, in ‘t bysonder voor te schrijven, soo brenght de Volgh-kunst, de Teycken-kunde een bysondere algemeene hulpe toe. Waer vintmen doch eenen Schilder (seyt Quintilianus), die alles ’t gene inde natuere voorvalt, heeft leeren af-teyckenen, nochtans en vint een konstigh Meester die de rechte maniere van navolgingh heeft, sich noyt verlegen, alles wat hem voorkomt, aerdigh af te beelden. Na datwe dan nu de Jonge Leerlingen, volgens d’onderwijsinge vande kleyne begintselen hebben leeren aen stoelen en bancken gaen, en datse door de eerse wijse van doen, het beginstel van navolgingh hebben verkreghen, soo moet men haer seer neerstigh en langhe besigh houden in het na-teyckenen van goede, welgehandelde en uytvoerighe Teyckeningen, welcke wy oordeelen veel nutter en bequamer te zijn dan eenige Print-kunst; {Teyckenen na Teyckeningen seer nut.} de reden daer van is om datse in een goede Teyckeningh niet alleen en sien de schickinghe, vaste Teyckeningh, verstandighe witheydt der omtrecken, dagh en schaduwe, toetsen en hooghsels, maer sy sien daer met eenen oock de maniere van handelinghe en Teyckenachtighen aert, ’t welcke sy in een Print niet en sien, en by gevolgh daer oock niet uyt leeren konnen, dan met langen tijdt en grooten verdrietigen arbeyt, sonder dickwils een vaste maniere te bekomen, maer maecken dat hunne dingen nu sus, dan soo, luck raeck, komen uyt te vallen.

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[...] so schijnt daer anders niet overigh te sijn, dan dat wy een weynigh souden overlegghen door wat middel dese Gratie te bekomen is. Het is wel waer dat wy de selvighe niet en durven aen enige sekere Konst-regulen verbinden, vermits Tullius en Quintilianus oordeelen dat sulcks t’eenemael onmogelick is, nochtans achten wy, dat, alhoewelmen dese Gratie voor gheen volmaecktheyd der blooter Konste magh houden, datse evenwel een vrucht der Konste is, voor soo vele sich de volmaeckte Konste besig hout ontrent het gene met onse nature aller best over een komt. Soo moeten dan de Konst ende nature dese bevallicheyt t’saementlick opmaecken, dies is het oock van noode dat wy de volmaecktheyd der Konste voorsichtighlick ontrent het gene soecken aen te legghen, daer toe wy van naturen allermeest sijn gheneghen. Ieder een die sich redelicker wijse op dese Konsten verstaet, soeckt altijd doende te sijn. Alhoewel het oversculcks waerschijnelick is dat sich een goedt Konstenaer wel, of ten minsten verdraeghelicker wijse, quijten sal in ’t gene hy ter hand treckt; nochtans is het seker dat hy de waere kracht deser bevalligheyd op ’t aller ghemackelickste sal treffen, wanneer hy d’uytnemenheyd sijner Konste niet en hangt aen soodaenige dinghen daer hy eenen afkeer van heeft, of die lof-hertighlick van hem begheert worden, maer liever aen soodaenighe dingen die een heymelicke ghemeynschap hebben met de bysondere toegheneyghtheyt sijner nature.

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Dit is dan dese naeboetsinghe, die men ghemeyndelick d'Imitatie noemt, uyt welcke de Teycken-Konst, de Schilder-Konst, de Giet-Konst en al 'andere Konsten van desen aerd voord-spruyten. Oock so is 't dat dese Imitatie van Philostratus {in proaemio Iconum} genaemt wordt een seer oude vont ende met de Nature selver wonderlick wel overeen komende. […]Oock soo en moghen wy in 't minste niet eens twijfelen of 't grootste deel der Konsten, ghelijck den selvighen Quintilianus elders {orat. Instit. Lib. X. cap. 2} steunt op d'imitatie, jae dat noch meer is, 't gantsche belydt onses levens bestaet daerin dat wy altijdt vaerdighlick naetrachten, 't ghene wy in andere hoogh achten.

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Nu soo en behoeft sich hier niemandt van dese Konst af-keerigh te houden, ten aensien van d'ontallicke menichte der naturelicker dingen die af-ghebeeldt worden; ghemerckt daer nerghens een Konst is in welcke alles wat de Konst betreft van den Leer-Meester moet voor ghehouden worden. Ghewisselick, de wijds en sijds verspreyde nature der dinghen kan 't niet verdraeghen dat een Leer-Meester in dese Konst sijnen Leerlinghen elcke bysondere ghedaente soude gaen voorstellen: ende indien erghens yemant sulcks aenvanght, deselvighe sal, nae 't seggen van Quintilianus {orat. Instit. Lib. 5. cap.10}, dese twee onghemacken ondergaan, dat hy sijne Leer-jonghens altijds te vele sal voorhouden, en nimmermeer ghenoeg.

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Dit selvighe wordt mede bevestight met dese woorden van den gheleerden Quintilianus; t staet eenen Leer-Meester toe, seght hy {Orat. Institut. Lib. 7. cap. 10.}, daghelicks aen te wijsen hoedanigh 't vervolge der dinghen sy, als oock hoe de selvighe aen elck-ander hanghen: want het onmoghelick is, al 't ghene de Konst aen-gaet, in 't bysonder voor te schrijven. Waer vindt men doch erghens een Schilder, die al 't ghene in de nature voor-valt, heeft leeren naetrecken? Nochtans sal hy, de rechte maniere der imitatie maer eens gevat hebbende, al wat hem voor-komt lichtelick af-beelden.

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Ondertusschen moeten wy dit altoos met Quintilianus {orat. Instit. Lib. 12 cap. 11} bekennen, dat ons d'oude soo vele Meesters en soo vele exempelen hebben nae-ghelaeten, dat dese onse eene met recht voor d'alder gheluckighste ghehouden mach worden, als de welcke uyt den suyver arbeydt der voorigher Meesters volkomen onderrichtinghe haelen kan.

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Theo Samius heeft eertijdts, nae 't segghen van Quintil.{orat.instit. Lib. 12 cap. 10} boven andere Konstenaers in de verbeeldenskracht uyt-ghemuytet.

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Staet ons dan alhier naeuw te letten op dese woorden van Quintilianus, daer en is nerghens yet, seght hy {orat. Instit. Lib. 10, cap. 2}, welcke door enckele imitatie toe neemt: ende indien het ongheoorloft waere gheweest tot hetgene ghevonden was yet-wat toe te voeghen, wy en souden als noch anders gheen Schilder-konst hebben dan die d'uytersterste linien van de schaduwe der lichaemen nae-treckt. Slaat uwe ooghen waer-waerd ghy wilt, nochtans houdt ick my selven daervan ver-sekert, dat ghy nerghens eenighe konsten sult ontmoeten die sich binnen d'enge palen haere eerster beginselen ghehouden hebben.

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Ghelijk wy dan wt dese duydelicke woorden des aller ver-standighsten schrijvers ver-nemen, dat de quade ghowoonte van soo een slaafsche imitatie de leerlinghen gantsch gantsch niet voord-helpen kan, soo geeft ons den selvighe autheur in een andere plaets noch voorder te kennen dat dese ghewoonte den aen-komelinghen niet alleen on-profijtelijck, maer oock heel schaedelick is. Vele die in dese on-ontbindelicke stricken ghevallen sijn, seght hy {orat. Instit. Lib. V, cap. 10}, verliesen met eenen oock den ernst der vrijmoedigher betrachtinghe daer zy van nature toe gheneghen waeren; ja sy verlaeten de nature selfs, den aller besten leyds-man, dewijl sy nae ick en wete niet wat voor een leer-meester om-sien.

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Hier toe souden wy seer vele te segghen hebben, 't en waer sacke dat wy het meer hooghnoodigh achten op 't ghene wy van te vooren aangheroert hebben wat meer aen te dringhen; dat naemelick die dinghen de welcke in d'uytnemenste Konstenaers voor de beste worden ghekeurt, bynae on-nae-volghelick sijn; 't verstandt, d'uytvindenskracht, die men d'inventie noemt, d'onbedwonghen ghemackelickheydt in 't wercken, en al wat ons door de regelen der Konste niet en kan worden ingheplant.{Quint. X.2} Soo is ons oock dese moeyelickheydt alhier meest van allen dienstigh; overmidts ons de bedenckinghe deser moeyelickheydt tot meerder aendacht verweckt; soo dat wy nu d'uytnemende Konstenaers vry wat naerder beginnen te verstaen, niet meer over haere wercken gaene met een achteloose opmerckinghe, maer wy slaen onse ooghen aendachtighlick op elck bysondere deel haerer wercken, ende wy begrijpen d'over-groote kracht haerer deughden voornaemelick daeruyt, dat het ons onmoghelick is de selvighe nae te volghen.{Quint. X. 5}

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Den verwaenden roem der ghener de welcke d'eenvoudigheydt der oudtster Schilderyen door een gantsch harde ende dorre maniere van doen soecken uyt te drucken dient ons alhier tot een exempel; want dese schicken sich maer alleen tot d'Imitatie van 't ghene hun eerst in d'oogh komt, sonder eens te bevroeden wat een sonderlinghe kracht en hoe groote Schatten der Konste onder dese eenvoudigheydt schuylen. Quint. X.2.

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Dit selvighe wordt noch uyt druckelicker van Quintilianus voorghestelt ende beantwoordt, Ick wete dat daer gevraeght wordt, seght hy {lib.II.  Cap. 19.}, of de Konst grooter baet van de nature of van de leeringe heeft te verwachten. 't Welck al hoewel het tot ons voornemen seer weynigh dient, aenghesien wy het daer voor houden dat een volmaeckt Konstenaer gheen van beyden derven kan, soo achten wy nochtans dat daer seer vele aen gheleghen is hoe men dit vraegh-stuck voorstelt. Want indien men het eene van het andere t'eenenmael wil gaen aftrecken, soo salmen bevinden dat de nature sonder de leeringhe vele vermagh, en dat in het teghendeel sonder het toedoen der nature gheen leeringhe ter wereldt helpen kan: wanneer men wederom in een middelbaer verstandt en wetenschap beyde de Konst en de nature te saemen voegt, soo schijnt het dat in soodaenighe de nature meest geldt: als daer en teghen dese middelmatighe ofte oock uytmuytende verstanden tot de volmaecktheydt gheraecken, soo schijnt het darin hun de Konst meer uyt ghericht heeft dan de nature. […] De nature magh met de materie worden vergheleken; even als de Konst met de leeringhe seer wel over een komt, d' Eene werckt; d'andere wordt ghewrocht. De Konst en vermagh sonder de Materie niet met allen; de materie heeft oock sonder de Konst haer eyghene waerdigheydt. Soo is dan de hooghste Konst in gaeder met de beste Materie alder meest te wenschen.

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De Schilderye een stille-swyghende werck, ende altijds den selvighen schijn houdende, seght hy {Lib. XI. Cap.3}, dringht soo diep in de binnenste beweginghen onses ghemoedts, dat se menighmael de kracht der wel sprekenheydt selver schijnt te boven te gaen.

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Waer uyt het dan blijckt dat den Konstenaer maer alleen duydelick ende uytdruckelick wercken kan, de welcke de dinghen die hy ter handt treckt als teghenwoordigh aenschouwt. 't Welck meest van allen in de herts-tochten of te in de inwendighe beweginghen onses ghemoedts plaetse heeft; want overmidts de selvighe al te mets in de waerheyd bestaen, seght Quintilianus {lib. Xi cap. 3}, ende al te mets in de imitatie; soo is 't dat de waere beroeringhen naturelick uytbersten, maer ’t ontbreeckt hun aen de Konst; dies moetense oock door de leeringhe soo wat ghefatsoeneert worden. De gheimiteerde beroeringhen daer en teghen, ghelijckse de Konst hebben, soo ontbreeckt het hun aen de nature; en daerom is dit alhier 't voornaemste, dat men sich 't echt wel bewoghen vindt om de verbeeldinghen niet anders te vatten, als of het waerachtighe dinghen waeren daer mede wy ons selver besich houden.

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Het andere ’t welck Plinius in desen Pamphilus aenmerckt, is dat sijne scholieren tien jaeren aen hem verbonden bleven; hy socht den goeden naeme sijner schole boven alle dinghen te behouden, niet willende dat de leerkinderen souden bestaen te vlieghen eerse vleughelen hadden; dies plaght hy se ontrent de teycken-Konst en andere noodsaeckelicke gronden vry wat langhe besigh te houden, sonder te lijden dat sy door eenighe onbesuyste goed-dunckenheyd de hand te vroegh an ’t verwen souden slaen. Wy en souden dese voorsichtigheyd der ouder Meesters niet hebben aengheroert, ’t en waer saecke dat vele hedensdaeghsche Meesters gantsch verkeerdelick te werck ginghen, door een eerghierighe haestigheyd beghinnende met het ghene laetst behoort te sijn, seght Quintilianus {Lib. I. orat. instit. Cap. 4}, want sy den waeren voortghang haerer Leerlingen grotelicks verhinderen, wanneer sy de selvige maer alleen ontrent schijn-schickelicke dinghen ten toone soecken te stellen.

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Alhoewel nu d’oude Meesters haere Leerlingen met een seker opsicht verscheydenlick aenghinghen, nochtans stelden sy hun daghelicks de menighvuldighe exempelen van de waere ende onvervalschte Konst sonder eenigh onderscheyd voor ooghen. Het en is niet ghenoeg dat de Schilders en Beeld-snijders met woorden uytdrucken hoedaenigh de verwen en linien moeten sijn; maer ’t meest profijt is daer uyt te raepen, datmen haere maniere van Schilderen en snijden teghenwoordighlick aanschout seght Dio Chrysost. Orat. XVIII. Allerley leerstucken worden bequaemelick ingheplant en lichtelick ghevat door ’t behulp der exempelen, seght Columella Lib. XI De re rust. Cap. I. d’Exempelen maecken ons op ’t aller gemackelickste wijs wat wy behooren nae te volghen en te vermijden, segt Seneca Rhetor. Lib. IX. Controv. 2. De leeringhe diemen uyt de regulen haelen moet, valt langh ende verdrietigh; ’t onderwijs daarenteghen ’t welck men uyt d’exempelen treckt, is kort en krachtigh seght Seneca Philosophus Epist. VI. Dan bevinden wy dat onsen arbeyd profijtelick aenghewendt is, als de proef-stucken met de regulen over een stemmen seght Quintilianus Lib. XII Cap. 6.

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Soo is dan de verbeteringhe den eenighen wegh tot de volmaecktheyd; en ’t wordt niet sonder reden staende ghehouden, dat het penceel de Konste soo wel met het uytstrijcken als met het aenstrijcken dienst doet. De verbeteringhe, seght Quintilianus {Lib. X, Cap. 4}, bestaet in ’t toevoeghen, in ’t aftrecken, in ’t veranderen. Het toevoeghen en ’t aftrecken is nerghens nae soo moeyelick, dies plaght sich oock een slecht eenvoudigh oordeel daer in wel genoegh te quijten: ’t Vereyscht daerenteghen dubbelen arbeyd de swellende dinghen te neder te legghen, de sinckende dinghen op te heffen, de verwendelick uytweykende dinghen in te binden, d’onordentelicke dinghen in haere rechte plaetse te herstellen, d’onachtesaemelick verspreydende dinghen aen makander te verknoopen, d’overlustighe dinghen te bedwinghen; want wy moeten niet alleen verwerpen wat ons in ’t eerste wel bevel, maer wy moeten oock uytvinden wat ons van te vooren niet eens in den sin quam. Soo is het oock onghetwijffelt d’aller bequamste maniere van verbetering datmen d’eerste teykeningh voor ettelicken tijd aen d’eene sijde stellen, om ’t werck nae sulcken verpoosinghe wederom in de hand te nemen alsof het yet nieus en van een ander voordghebraght was: Andersins hebben wy te vreesen dat wy op onse versche inventie, als op een nieu gheboren vrucht, al te seer versot sullen blijven.

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Wat het woord Analogie belanght, eenighe hebben ’t woord analogie, seght A. Gellius {Noct. Attic. Lib. ii. Cap.24.}, in ’t Latijn Proportie ghenaemt. Soo schijnt oock den gheleerden Quintilianus de selvighe benaeminghe niet quaed te vinden; die ’t woord Analogie nu onlanghs uyt het Griecksch in ’t Latijn hebben overgeset, seght hy {Lib. L. orat. instit. Cap.6.}, noemen ’t een Proportie. (...) Ten eynde dan dat wy ons selven niet al te langhe met een al te sinnelicke oversettinghe van dese dry woorden souden bekommeren, soo sullen wy ’t hier by laeten blijven, dit maer alleenlick daer by voeghende, dat de Schilder-konstenaers dese woorden Analogie ende Harmonie schijnen ontleent te hebben van die Proportie dewelcke by de Tel-konstenaers en de Singh-konstenaers wordt waerghenomen; want dese Analogie ofte Proportie en is anders niet dan een sekere ghetal-wet, nae welckers voorschrift de Konstenaers alle haere wercken aenstellen.

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[...] want Zeuxis plaght de ghedeelten des lichaems wat meer toe te gheven, en de selvighe grooter te maecken; achtende dat de staetelickheyd ende Majesteyt sijner beelden door die middel vermeerdert wierd.

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Daer uyt ontstaet het oock dat dieghene dewelcke met enckele verwen hebben gheschildert altijd eenighe verhooghinghen ende verdiepinghen ghebruycken; want het hun andersins onmoghelijck soude sijn de bysondere leden door haere bysondere linien t’onderscheyden, seght Quint. XI.3. Dus sien wy dat de Konstenaers allenthalven in haere wercken eenighe schaduwen ofte verdiepinghen te passe brenghen, ten eynde dat het ghene ’t welck in haere Schilderyen verhooght is, met meerder kracht moght uytsteken en d’oogen der aenschouwers selfs oock buyten het tafereel soude schijnen t’ontmoeten.

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Van dien tijd af sach men de Konst daghelicks toenemen; soo datter in ’t ghelaet, in ’t gebaer, in de gantsche ghestaltenisse der Schilderyen een sekere Actie ofte bedrijvenskracht beghost uyt te blijcken. Daer en is gheen sonderlinghe bevalligheyd in een opgherecht lichaem te vinden, seght Quintilianus {Lib. ii. Cap. 13.}, het aenghesicht behoort naemelick t’onswaerd ghewendt te sijn, de armen nederwaerds hanghende, de beenen t’saemen ghevoeght, en het gantsche werck moet van boven tot beneden een onbeweghelicke stijvigheyd behouden. d’Ombuyginghe, ende om soo te spreken, het roersel gheven de naegeboetste dinghen een sekere Actie ofte bedrijf. Dus worden de handen niet altijd op eenerley wijse ghemaeckt, en ’t aenghesicht heeft duysend verscheydene vertooninghen. Eenighe lichaemen sijn ghestelt tot het loopen ende om eenigh ander gheweld te bewijsen: Eenighe sietmen sitten, eenighe nederligghen: Eenighe sijn moedernaeckt, eenighe ghekleedt, eenighe half naeckt en half ghekleedt. Wat isser doch soo verdraeyt ende bearbeyt als Myrons schijf-werper, die eertijds Discobolos wierd ghenaemt. Oversulcks plaghten oock dieghene, dien dit stuck werck niet wel aen en stond, gheoordeelt te worden gantsch gheen verstand van de Konst te hebben, ghemerckt yeder een bekent stond, dat de moeyelicke seldsaemheyd deses beelds den hoogsten lof verdiende. Gelijck wy dan sien dat het roersel een van de ghewighstighste punten is, diemen in dese Konst moet waernemen; soo en is het mijnes dunckens, niet swaer den ghebaenden wegh daertoe uyt te vinden. Wy behoeven maer alleen onse oogen op de nature te slaen, en haere voetstappen naerstighlick te volghen.

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[...] so schijnt daer anders niet overigh te sijn, dan dat wy een weynigh souden overlegghen door wat middel dese Gratie te bekomen is. Het is wel waer dat wy de selvighe niet en durven aen enige sekere Konst-regulen verbinden, vermits Tullius en Quintilianus oordeelen dat sulcks t’eenemael onmogelick is, nochtans achten wy, dat, alhoewelmen dese Gratie voor gheen volmaecktheyd der blooter Konste magh houden, datse evenwel een vrucht der Konste is, voor soo vele sich de volmaeckte Konste besig hout ontrent het gene met onse nature aller best over een komt. Soo moeten dan de Konst ende nature dese bevallicheyt t’saementlick opmaecken, dies is het oock van noode dat wy de volmaecktheyd der Konste voorsichtighlick ontrent het gene soecken aen te legghen, daer toe wy van naturen allermeest sijn gheneghen. Ieder een die sich redelicker wijse op dese Konsten verstaet, soeckt altijd doende te sijn. Alhoewel het oversculcks waerschijnelick is dat sich een goedt Konstenaer wel, of ten minsten verdraeghelicker wijse, quijten sal in ’t gene hy ter hand treckt; nochtans is het seker dat hy de waere kracht deser bevalligheyd op ’t aller ghemackelickste sal treffen, wanneer hy d’uytnemenheyd sijner Konste niet en hangt aen soodaenige dinghen daer hy eenen afkeer van heeft, of die lof-hertighlick van hem begheert worden, maer liever aen soodaenighe dingen die een heymelicke ghemeynschap hebben met de bysondere toegheneyghtheyt sijner nature.

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’t Ghene yet anders ghelijckt, seght hy [NDR: Quintilianus] {Lib. x. Cap. 2.}, moet noodsaeckelick te kort schieten en meer bevalligheyd hebben dan die dinghen welckers ghelijckenis het schijnt te draegen. Want ghelijck de dinghen, die wy voor ons patroon aennemen, de nature selver ende een waere kracht in sich hebben; soo plaght allerley naevolghinge in ’t teghendeel maer alleen ghecontrefeyt te sijn en sich nae anderer dinghen gheleghenheyd te voeghen.

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Staet noch voorder aen te mercken dat de Konst-kenners door dese ghewoonte haerer ooghen niet alleen d’oorspronckelicke taferelen van de naemaelsels vaerdighlick leeren onderkennen; maer datse daer door met eenen oock d’oude wercken van de nieuwe sekerlick weten t’onderscheyden. Men vindt in d’oude stucken een sekere onnaevolghelicke authoriteyt ofte achtbaerheyd der Konste, seght Quintilianus {Lib. viii. Cap. 3.}, die de Schilderijen een sonderlicke aengenaemheyd plaght toe te brenghen.

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De Parerga ofte overwercken sijn dinghen die tot het werck worden toeghevoeght om het selvige te vercieren, seght Quintil. II.3. Plinius geeft ons het selvighe mede te verstaen; Als Protogenes t’Athenen int Kerck-poortael van Minervas tempel het vermaerde Schip Paralus schilderde, seght hy {Lib. xxxv. Cap.10.}, met t’saemen een ander Schip het welck Hemionis geheeten wirt, soo heeft hy noch ettelicke kleyne Galeyen, onder die dingen toegevoegt, de welcke van de Schilders Parerga worden ghenaemt. […] Philostratus {Iconum Lib. I. in Piscatorib.} schijnt sodaenighe toevoeghsels in een tafereel de sauce der Schilderije ghenaemt te hebben. Maer aenghesien vele Konstenaers dese en dierghelijcke overwercken menighmael haestighlick en met een lichte hand plaghten af te klaeren, soo ist dat wy de selvighe heel selden met eenen aendachtigen ernst besichtighen:

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Et nous lisons dans ce beau rapport que fait Quintilien des Peintres excellens aus plus parfait Orateurs, qu’Euphranor avoit conjoint toutes les autres sciences à celle de la Peinture, ce qui oblige Quintilien â luy comparer son grand Maistre Ciceron. Sans mentir l’ouvrage du pinceau depend bien plus de la teste que de la main ; & si l’historien de la Nature à peu dire que les Lamproyes avoient l’ame au bout de la queüe, rien ne doit nous empescher de prononcer que l’esprit des Peintres de reputation semble estre tout entier au bout de leurs doigts

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Et qui ne sçait comme tout le monde à reconnu Michel-Ange pour incomparable dans toutes les trois parties, d’Architecture, Sculpture & Peinture ? Et comme personne n’a jamais mieux enseigné que luy à reconnoistre par l’ongle la grandeur du Lion ? Ex ungue Leonem. Il est vray que luy-mesme vouloit ceder la palme à Albert Durer, comme à celuy qui luy avoit tracé le chemin, dans lequel son seul avantage venoit des statuës Grecques & des antiques de Rome, dont il transportoit les ornemens & les artifices sur ses ouvrages, ce que la demeure de l’autre en Allemagne ne luy permettoit pas de faire. Ils ont pourtant esté repris tous deux du mesme deffaut qu’on reprochoit à Demetrius, d’avoir negligé par trop de rendre leurs ouvrages agreables, pourveu qu’ils fussent fort semblables, ne se souciant que d’aller apres le naturel ; nam Demetrius tanquam nimius in eo reprehenditur, & fuit similitudinis quam pulchritudinis amantior.

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Those who have most refined, and criticiz’d upon Technical notions, seem to distinguish what we commonly name Sculpture into three several Arts ; and, to attribute specifical differences to them all ; For there is, besides Sculptura (as it relates to Chalcography) Scalptura (so Diomedes) and Cælatura ; both which, according to Quintilian, differ from the first ratione materiæ.

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[…] Pliny in that Chapter where he treats of the same Art, observes, that there was never any one famous in it ; but who was by birth or education a Gentleman : therefore […] in their recension of the Liberal Arts, mention that of Graving in particular amongst the most permanent ; and in the same Catalogue numbers it with Rhetorick, Geometry, Logic, Astronomie, yea Grammar it self ; because there is in these Arts say they, more of fancy, and invention, then strengh of hand ; more of the Spirit, then of the Body.  

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61. [Veu que les plus belles choses ne se peuvent souvent exprimer faute de termes.] J’ay [ndr : Roger de Piles] appris de la bouche de Monsieur du Fresnoy, qu’il avoit plusieurs fois oüi dire au Guide, Qu’on ne pouvoit donner de Preceptes des plus belles choses, & que les connoissances en estoient si cachées, qu’il n’y avoit point de maniere de parler qui les pût découvrir. Cela revient assez à ce que dit Quint. {Declam. 19.} Les choses incroyables n'ont point de paroles pour estre exprimées, il y en a quelques-unes qui sont trop grandes & trop relevées, pour pouvoir estre comprises dans les discours des hommes. D'où vient que les Connoisseurs, quand ils admirent un beau Tableau, semblent y estre collez ; & quand ils en reviennent, vous diriez qu'ils auroient perdu l'usage de la parole. {Liv. 2. Sat. 7.} Pausiaca torpes insane Tabella. Dit Horace. {L. 10. Ep. 22} Et Symmachus dit, Que la grandeur de l'étonnement ne permet pas que l'on donne des loüanges & des applaudissemens. Les Italiens disent Opera da stupire, pour dire qu'une chose est fort belle. 

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[…] Want (seght hy op een andere plaets) daer en is niets ’t welck door de enckele Imitatie toeneemt: Ende indien het ongeoorloft waere gheweest, tot het gene gevonden was, yets toe te voegen, wy souden als noch anders geen Schilder-Konst hebben, dan die d’uyterste Lynien van de schaduwen der Lichamen natreckt.

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{Opmerking over de Volg-Konst.} Staet oock noch voor af, aen te mercken datmen de Kinderen door de Konst van navolgingh of nabotsingh tot alles dat de Schilder-Konst aengaet, kan aenleyden, want dewijl het onmogelijck is alles dat de Teycken-kunde vermagh te doen, in ‘t bysonder voor te schrijven, soo brenght de Volgh-kunst, de Teycken-kunde een bysondere algemeene hulpe toe. Waer vintmen doch eenen Schilder (seyt Quintilianus), die alles ’t gene inde natuere voorvalt, heeft leeren af-teyckenen, nochtans en vint een konstigh Meester die de rechte maniere van navolgingh heeft, sich noyt verlegen, alles wat hem voorkomt, aerdigh af te beelden. Na datwe dan nu de Jonge Leerlingen, volgens d’onderwijsinge vande kleyne begintselen hebben leeren aen stoelen en bancken gaen, en datse door de eerse wijse van doen, het beginstel van navolgingh hebben verkreghen, soo moet men haer seer neerstigh en langhe besigh houden in het na-teyckenen van goede, welgehandelde en uytvoerighe Teyckeningen, welcke wy oordeelen veel nutter en bequamer te zijn dan eenige Print-kunst; {Teyckenen na Teyckeningen seer nut.} de reden daer van is om datse in een goede Teyckeningh niet alleen en sien de schickinghe, vaste Teyckeningh, verstandighe witheydt der omtrecken, dagh en schaduwe, toetsen en hooghsels, maer sy sien daer met eenen oock de maniere van handelinghe en Teyckenachtighen aert, ’t welcke sy in een Print niet en sien, en by gevolgh daer oock niet uyt leeren konnen, dan met langen tijdt en grooten verdrietigen arbeyt, sonder dickwils een vaste maniere te bekomen, maer maecken dat hunne dingen nu sus, dan soo, luck raeck, komen uyt te vallen.

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Les beaux effets de lumiere, & un éclat de jour que l’on voit au haut d’une montagne qui semble veritablement éclairée du Soleil ne paroistroient ny si vrays ny si agreables, s’il [ndr : Titien] n’eust  ménagé les couleurs les plus claires ; ou s’il les eust répanduës également dans tout son tableau. Aussi ce sont ces coups de maistre qui sont dans un ouvrage ce qu’on nomme le precieux ; il ne doit y avoir guere de ces richesses, & mesme comme bien souvent ce n’est pas une petite perfection à un Orateur de sçavoir supprimer beaucoup de choses. {Plin. lib 7. epist. 6.} […]

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[…] La beauté ne consiste point dans les parures, & dans les ornemens. Un peintre ne doit pas s’arrester aux petits ajustements, sur tout dans les sujets d’histoires, où il pretend representer quelque chose de grand & d’heroïque. Il y doit faire paroistre de la grandeur, de la force, & de la noblesse, mais rien de petit & de delicat, ny de trop recherché. Il est des ouvrages de Peinture, comme de ceux de Poësie. Il ne faut pas qu’il paroisse que l’ouvrier ait pris plus de plaisir à se satisfaire luy-mesme, & à faire connoistre le jeu de son esprit & la delicatesse de son pinceau qu’à considerer le merite de son sujet. Quintilien blame Ovide de cette trop grande délicatesse.

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[…] La beauté ne consiste point dans les parures, & dans les ornemens. Un peintre ne doit pas s’arrester aux petits ajustements, sur tout dans les sujets d’histoires, où il pretend representer quelque chose de grand & d’heroïque. Il y doit faire paroistre de la grandeur, de la force, & de la noblesse, mais rien de petit & de delicat, ny de trop recherché.

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[…] La beauté ne consiste point dans les parures, & dans les ornemens. Un peintre ne doit pas s’arrester aux petits ajustements, sur tout dans les sujets d’histoires, où il pretend representer quelque chose de grand & d’heroïque. Il y doit faire paroistre de la grandeur, de la force, & de la noblesse, mais rien de petit & de delicat, ny de trop recherché. Il est des ouvrages de Peinture, comme de ceux de Poësie. Il ne faut pas qu’il paroisse que l’ouvrier ait pris plus de plaisir à se satisfaire luy-mesme, & à faire connoistre le jeu de son esprit & la delicatesse de son pinceau qu’à considerer le merite de son sujet. Quintilien blame Ovide de cette trop grande délicatesse.

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Le génie est donc une plante, qui, pour ainsi dire, pousse d'elle-même ; mais la qualité, comme la quantité de ses fruits, dépendent beaucoup de la culture qu'elle reçoit. Le génie le plus heureux, ne peut être perfectionné qu'à l'aide d'une longue étude. [...]
Mais un homme né avec du génie, est bien-tôt capable d'étudier tout seul, & c'est l'étude qu'il fait par son choix, & déterminé par son goût, qui contribuë le plus à le former. Cette étude consiste dans une attention continuelle sur la nature. Elle consiste dans une réflexion sérieuse sur les ouvrages des grands maîtres, suivie d'observations sur ce qu'il convient d'imiter, & sur ce qu'il faudroit tâcher de surpasser. Ces observations nous enseignent beaucoup de choses, que notre génie ne nous auroit jamais suggerées de lui-même, ou dont il ne se seroit avisé que bien tard. On se rend propre en un jour des tours & des façons d'operer, qui coûterent aux inventeurs des années de recherche & de travail. En supposant même que notre génie auroit eu la force de nous porter un jour jusques-là, quoique la route n'eut pas été fraïée, nous n'y serions parvenus du moins, avec le seul secours de ses forces, qu'au prix d'une fatigue pareille à celle des Inventeurs.

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Le génie est donc une plante, qui, pour ainsi dire, pousse d'elle-même ; mais la qualité, comme la quantité de ses fruits, dépendent beaucoup de la culture qu'elle reçoit. Le génie le plus heureux, ne peut être perfectionné qu'à l'aide d'une longue étude. [...]
Mais un homme né avec du génie, est bien-tôt capable d'étudier tout seul, & c'est l'étude qu'il fait par son choix, & déterminé par son goût, qui contribuë le plus à le former. Cette étude consiste dans une attention continuelle sur la nature. Elle consiste dans une réflexion sérieuse sur les ouvrages des grands maîtres, suivie d'observations sur ce qu'il convient d'imiter, & sur ce qu'il faudroit tâcher de surpasser. Ces observations nous enseignent beaucoup de choses, que notre génie ne nous auroit jamais suggerées de lui-même, ou dont il ne se seroit avisé que bien tard. On se rend propre en un jour des tours & des façons d'operer, qui coûterent aux inventeurs des années de recherche & de travail. En supposant même que notre génie auroit eu la force de nous porter un jour jusques-là, quoique la route n'eut pas été fraïée, nous n'y serions parvenus du moins, avec le seul secours de ses forces, qu'au prix d'une fatigue pareille à celle des Inventeurs.

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C'est en vain qu'un pareil sujet fait son apprentissage sous le meilleur maître, il ne sçauroit faire dans une pareille école les mêmes progrès qu'un homme de génie fait dans l'école d'un maître médiocre. Celui qui enseigne, comme le dit Quintilien, ne sçauroit communiquer à son disciple le talent de produire & l'art d'inventer, qui font le plus grand mérite des Peintres & des Orateurs. [...] Le Peintre peut donc faire part des secrets de sa pratique, mais il ne sçauroit faire part de ses talens pour la composition & pour l'expression. Souvent même l'Eleve dépourvu du génie, ne peut atteindre la perfection où son maître est parvenu dans la mécanique de l'art. L'imitateur servile doit demeurer au-dessous de son modele, parce qu'il joint ses propres défauts aux défauts de celui qu'il imite. D'ailleurs si le maître est homme de génie, il se dégoûte bien-tôt d'enseigner un pareil sujet. Il est au supplice quand il voit que son éleve n'entend qu'avec peine ce qu'il comprenoit d'abord, lorsque lui-même il étoit Eleve. [...]
On ne trouve rien de nouveau dans les compositions des peintres sans génie, on ne voit rien de singulier dans leurs expressions. Ils sont si stériles qu'après avoir long-temps copié les autres, ils en viennent enfin à se copier eux-mêmes ; & quand on sçait le tableau qu'ils ont promis, on devine la plus grande partie des figures de l'ouvrage.

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C'est en vain qu'un pareil sujet fait son apprentissage sous le meilleur maître, il ne sçauroit faire dans une pareille école les mêmes progrès qu'un homme de génie fait dans l'école d'un maître médiocre. Celui qui enseigne, comme le dit Quintilien, ne sçauroit communiquer à son disciple le talent de produire & l'art d'inventer, qui font le plus grand mérite des Peintres & des Orateurs. [...] Le Peintre peut donc faire part des secrets de sa pratique, mais il ne sçauroit faire part de ses talens pour la composition & pour l'expression. Souvent même l'Eleve dépourvu du génie, ne peut atteindre la perfection où son maître est parvenu dans la mécanique de l'art. L'imitateur servile doit demeurer au-dessous de son modele, parce qu'il joint ses propres défauts aux défauts de celui qu'il imite. D'ailleurs si le maître est homme de génie, il se dégoûte bien-tôt d'enseigner un pareil sujet. Il est au supplice quand il voit que son éleve n'entend qu'avec peine ce qu'il comprenoit d'abord, lorsque lui-même il étoit Eleve. [...]
On ne trouve rien de nouveau dans les compositions des peintres sans génie, on ne voit rien de singulier dans leurs expressions. Ils sont si stériles qu'après avoir long-temps copié les autres, ils en viennent enfin à se copier eux-mêmes ; & quand on sçait le tableau qu'ils ont promis, on devine la plus grande partie des figures de l'ouvrage.

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Il ne serait pas moins téméraire de décider la question sur ce que nos tableaux ne sont point ces effets prodigieux que les tableaux des anciens peintres ont fait quelquefois ; suivant les apparences, les récits des Ecrivains qui nous racontent ces effets sont exagérez, & nous ne savons pas même ce qu'il en faudrait rabattre pour les réduire à l'exacte vérité. Nous ignorons quelle part de la nouveauté de l'art de la Peinture peut avoir euë dans l'impression qu'on veut que certains tableaux aïent fait sur les Spectateurs. Les premiers tableaux, quoique grossiers, ont dû paroître des ouvrages divins. L'admiration pour un art naissant, fait tomber aisément dans l'exagération ceux qui parlent de ses productions ; & et la tradition en recueillant ces récits outrez, aime encore les rendre plus merveilleux qu'elle ne les a reçus. On trouve même dans les Ecrivains anciens des choses impossibles données pour vraies, & des choses ordinaires traitées de prodiges. […]
Enfin on ne sçaurait donner une idée un peu précise des tableaux à ceux qui ne les ont pas vus absolument, & qui ne connaissent pas la manière du Peintre qui les a faits, que par voies de comparaison. […]
Les Ecrivains modernes qui ont traité de la peinture antique, nous rendent plus sçavans, sans nous rendre plus capables de juger la question de la supériorité des Peintres de l'antiquité sur les Peintres modernes. Ces Ecrivains se sont contentez de ramasser les passages des Auteurs anciens qui parlent de la peinture & de les commenter en Philologues, sans les expliquer par l'examen de ce que nos Peintres font de nos jours, & même sans appliquer ces passages aux morceaux de la peinture antique qui subsistent encore. Je pense donc que pour se former une idée aussi distincte de la peinture antique qu'il soit possible de l'avoir, il faut considérer séparément ce que nous pouvons sçavoir de certain sur la composition, sur l'expression & sur le coloris des Peintres de l'antiquité.     
[…] Quant à la composition Pittoresque, il faut avoüer que dans les monumens qui nous restent, les Peintres anciens ne paroissent pas superieurs, ni même égaux à Raphaël, à Rubens, à Paul Véronèse, ni à M. Le Brun. […]
Quant à la composition Poëtique, les anciens se piquoient beaucoup d'exceller dans ses inventions, & comme ils étoient grands dessinateurs, ils avoient toutes sortes de facilité pour y réussir. Pour donner une idée du progrès  que les anciens avoient faits dans cette partie de la peinture qui comprend le grand art des expressions, nous rapporterons ce qu'en disent les Ecrivains de l'antiquité. De toute les parties de la peinture, la composition Poëtique est celle dont il est le plus facile de donner une idée avec des paroles. C'est celle qui se décrit le mieux.
[…]
Comme le temps a éteint les couleurs, & confondu les nuances dans les fragmens qui nous restent de la peinture antique faite au pinceau, nous ne sçaurions juger à quel point les Peintres de l'antiquité ont excellé dans le coloris, ni s'ils ont égalé ou surpassé les grands Maîtres de l'Ecole Lombarde dans cette aimable partie de la peinture.[…] On ne sçaurait décider notre question sur des récits. Il faut pour la juger, avoir des pièces de comparaison. Elles nous manquent. 
On ne sçauroit former un préjugé contre le coloris des anciens, de ce qu'ils ignoroient l'invention de détremper les couleurs avec de l'huile […]
Quant au clair-obscur & à la distribution enchanteresse des lumières & des ombres, ce que Pline &  les autres Ecrivains de l'antiquité en disent, est si positif, leurs récits sont si bien circonstanciez & si vrai-semblables, qu'on ne sçauroit disconvenir que les anciens n'égalassent du moins dans cette partie de l'Art, les plus grands peintres modernes. Les passages de ces Auteurs que nous ne comprenions pas bien, quand les Peintres modernes ignoroient encore quel prestige on peut faire avec le secours de cette magie, ne sont plus si embroüillez & si difficiles, depuis que Rubens, ses Eleves, Polidore de Caravage, & d'autres Peintres les ont expliquez bien mieux, les pinceaux à la main, que les commentateurs les plus érudits ne le pouvoient faire dans des livres. 
[…] je dis, que les Peintres qui ont travaillé depuis la renaissance des Arts, que Raphaël & ses contemporains n'ont point eu aucun avantage sur nos Artisans. Ces derniers sçavent toutes les couleurs dont les premiers se sont servis. 

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Mahler Eigenschaften, p. 149
Die Künste weren glückselig/ wann von denselben nur Kunstverständige urtheilen sollten/ sagt Quintilian: Weil aber die Mahlerey eine Sprache/ die ein jeder/ der Augen hat/ verstehen will/ so muß man sich an den Ignoranten Beurtheilung nicht kehre[n]/ und solches nicht anderst achten/ als ob einen ein Esel anschreyet. [...]